Dans la presse…

ODB-Opera

(à propos de la représentation de Barr, Alsace, le 31 octobre)
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Barr, 31 octobre 2015

« Le livret avait tout pour plaire en cette fin de dix huitième siècle (…)
Le finale du premier acte est particulièrement important, il dure près de dix sept minutes. Il commence dans un tempo modéré et finit prestissimo au fil d’une impressionnante accélération freinée en son milieu quand Don Polidoro chante une sérénade napolitaine authentique… Dans la scène ultime afin de traduire le désarroi qui saisit tous les protagonistes, Giuseppe Petrosellini utilise la métaphore des occupants d’un navire surpris par une violente tempête: « Son qual nave in mar turbato fra l’orror della tempesta…. Ce passage, en dépit d’un petit orchestre et les cinq passagers du navire en déroute, est d’une rare puissance.
L’Italiana in Londra est un jalon important sur la route qui mène aux chefs-d’oeuvre de Domenico Cimarosa que sont Le Trame deluse (1786) et Il Matrimonio segreto (1792).

Il s’agit de la première création de cet opéra en France depuis l’adaptation de 1801…
La scène qui se déroule à une époque indéterminée est décorée de panneaux évoquant la capitale britannique et des intérieurs bourgeois. Comme dit dans la présentation du spectacle, l’action nous plonge dans un univers à la fois amoureux et burlesque qui est celui de la comédie napolitaine, sur fond de montée de la bourgeoisie et du commerce international. La direction d’acteurs très précise, participe activement à la caractérisation des personnages qui avec l’aide de la musique , acquièrent une humanité authentique. A noter que la plupart des récitatifs secs ont été remplacés par des dialogues en français résumant avec efficacité l’intrigue qui se déroule à toute vitesse. Le fait que les artistes proviennent de différents pays européens, est en totale cohérence avec le livret.

Graziana Palazzo (soprano) est Livia, l’Italienne. Elle chante deux parmi les plus beaux airs de la partition. Si dans le premier, elle n’avait pas tout à fait pris ses marques, par contre dans les ensembles et surtout dans le second air, Dunque per un infido…, elle donna la pleine mesure de son talent et nous enchanta de sa belle voix au legato parfait. Eva Maria Soler Boix (mezzo soprano) donna une version désopilante du rôle de madame Brillante. Elle n’est pas seulement une comédienne née mais encore une chanteuse d’exception dont la voix se projette hardiment. Francisco Javier Manalich (ténor) incarna Sumers, le négociant hollandais, avec beaucoup d’intelligence et des moyens vocaux très convaincants. German Enrique Alcantara fit preuve de capacités vocales remarquables dans des airs au registre très tendu notamment dans le fameux Sire, Io vengo a vostri piedi…. Enfin, Jaroslaw Kitala (baryton) fit preuve d’un tempérament comique hors du commun et nous régala de sa belle voix bien projetée. A noter que les cinq protagonistes firent vibrer la salle dans le magnifique ensemble qui clôt l’acte I, clou du spectacle. Les cinq comédiens-chanteurs évoluèrent souvent parmi les spectateurs en les prenant parfois à témoin à la grande joie du public.
Martin Gester assura le direction de l’orchestre et des chanteurs avec son autorité habituelle. Les membres de l’orchestre, jouant sur instruments anciens dans une optique historiquement informée, firent preuve de capacités techniques et expressives remarquables dans des tempi souvent très rapides.. D’excellents cors naturels apportèrent à l’orchestre l’assise harmonique, garants d’une belle sonorité d’ensemble ».

http://www.odb-opera.com/viewtopic.php?f=6&t=16570&p=262718#p262718

 

Große Oper in der südbadischen Provinz

Das Straßburger Opernatelier « Génération Baroque » mit « Eine Italienerin in London » in Endingen.

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« Es gibt Angebote, die kommen vielleicht nur einmal im Leben – und dann muss man zugreifen, ohne zu überlegen. Glücklich diejenigen, die das gemacht und das in Deutschland einmalige Gastspiel des renommierten Straßburger Opernateliers der zwei Rheinufer « Génération Baroque » mit der Komischen Oper « Eine Italienerin in London » am Dienstag im Bürgerhaus Endingen besucht haben.

Der Endinger Direktorin der Deutschen Kammerschauspiele war es zu verdanken, dass die Menschen am Kaiserstuhl diese « Sternstunde » erleben durften. Die in Berlin tätige Bühnenbildnerin Anita Fuchs aus Freiburg hatte den Kontakt zu Anette Greve eingefädelt. Dass die Offerte von dem bekannten Straßburger Instrumental- und Vokalensemble « Le Parlement de Musique » eine wohl einmalige Chance für das Kaiserstuhlstädtchen ist, war ihr sofort bewusst. Ungeachtet der kurzen Vorlaufzeit fand das Projekt auch auf dem Endinger Rathaus sofort Fürsprecher und so sah sich das begeisterte Publikum am Dienstagabend einem international zusammengesetzten Ensemble aus überragenden jungen Musiktalenten gegenüber. « Sie studieren in Straßburg, Paris oder in Trossingen und haben sich für dieses Opernprojekt nur für kurze Zeit zusammengefunden », sagte Projektleiter Martin Gester und fügte hinzu: « Vor einigen Wochen haben sich diese begabten jungen Leute noch nicht gekannt – aber ich bin mir sicher, dass sie sich im Lauf des Lebens immer wieder finden. Die intensive Zeit kann niemand von uns vergessen. »

Unvergesslich wurde der Opernabend in Endingen auch für das Publikum: Die erfrischende Aufführung der komischen Oper des italienischen Komponisten Domenico Cimarosa war ein theatralisches Ereignis, dem die Zuhörer jede Minute gebannt folgten. Dass die Oper in französischer Sprache aufgeführt wurde, tat dem Genuss keinerlei Abbruch: Zu betörend waren die Gesangsdarbietungen und die lyrische Barockmusik des Orchesters. Weitgehend ohne technische Hilfsmittel wirkte die Strahlkraft der Stimmen und das Publikum war unvermittelt mittendrin im turbulenten « Intermezzo comico » im Londoner Gasthaus der Madame Brilliant.

Das Geschehen spiegelte sich in den kleinsten Gesten, im Ausdruck der Gesichter oder in der Haltung wieder, in der die Hände manchmal ein irrwitziges Eigenleben entwickelten. Beispielsweise Jaroslaw Kitala, der umwerfend beeindruckende Bariton: Er war – einschließlich seiner roten Jacke – ununterbrochen eine Augenweide als feuriger und einfältiger Don Pilodoro. Wie der sich unsichtbar Wähnende selig im Schoß von Madame Brillante versinkt, kann nicht mit Worten beschrieben werden.

Aber auch seine Mitspieler agierten als Sänger und Darsteller, wie man es im Endinger Bürgerhaus noch nie zuvor erlebt hatte. Für das Publikum war es zusätzlich eine Offenbarung, die Oper so nah zu erleben wie es in großen Metropolen (jemand erwähnte New York) mit keinem Opernglas möglich gewesen wäre.

Dass an diesem Abend so mancher Besucher zum Opernliebhaber avancierte, lag an der hohen Kunst und Ambition jedes einzelnen Mitwirkenden. Doch auch die gute Akustik im Bürgersaal hatte ihren Anteil am Genuss. So kam das Publikum der Ermunterung von Martin Gester zum Szenenapplaus gerne nach und dankte am Schluss minutenlang mit stehenden Ovationen. Sichtlich ergriffen von diesem Musikerlebnis rückte Anette Greve hinterher noch einmal die Strippenzieher des Projekts und den Regisseur Carlos Harmuch ins Scheinwerferlicht.

Weil sich das französische Opernatelier zur Aufgabe gemacht hat, junge Talente zu fördern und sich noch stärker im Oberrheingebiet etablieren will, besteht nach Martin Gester durchaus die Chance auf eine weitere musikalische Begegnung in der südbadischen Provinz: « zwischen Italien und London in Endingen. »

Badische Zeitung, 5-11-2015

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