Génération Baroque 2017: Pimpinone

G.P. Telemann & G.B. Pergolesi: Intermezzi

Georg Philip Telemann: Pimpinone oder Die Ungleiche Heirat
& Giovanni Battista Pergolesi: Livietta e Tracollo 

visuel

Huit ans avant La Serva Padrona de Pergolèse, Pimpinone traite un thème comparable: la coquette et rusée Vespetta (la petite guêpe, en italien) se fait engager, puis épouser, par le vieux Pimpinone, qui en est réduit à devenir un mari soumis.

Dans le spectacle de Génération baroque, à l’intermède de Telemann se trouvera imbriqué celui de Pergolèse Livietta e Tracollo. Celui-ci raconte une autre histoire, tout aussi ébouriffée avec ses travestissements. D’intermède en allemand et en italien, Pimpinone devient l’action principale et Livietta e Tracollo (en italien avec du français)  l’intermède qui s’amuse d’en être la répartie. Si bien qu’à la fin, il n’y a plus d’envers et d’endroit, tout étant dans l’état où l’on aime que les choses restent, le temps d’un spectacle : sens dessus dessous, pour la plus grande joie du spectateur.

Des auditions dans plusieurs villes bordant le Rhin et à Paris donnent l’occasion à de jeunes musiciens professionnels ou achevant leurs études dans les établissements d’enseignement supérieur français, allemands et suisses proches (Académie Supérieure de Musique Strasbourg, Musikhochschulen du Bade-Wurtemberg ou de la Sarre, Schola Cantorum Basiliensis notamment) d’unir leurs talents en vue de l’interprétation d’un programme lyrique.

La session, qui aura lieu en novembre 2017, intègrera la formation musicale et scénique des chanteurs et de l’orchestre et se terminera par des représentations données en des lieux divers.

Effectif (stagiaires) 

  • Pimpinone : soprano et baryton (italien et allemand) également acteurs muets de Livietta e Tracollo
  • Livietta e Tracollo : soprano, baryton (italien et français)
  • orchestre :
    • 6 violons
    • alto
    • violoncelle
    • contrebasse
    • clavecin
    • théorbe
    • chef de chant stagiaire

Encadrement

Mise en scène : Carlos Harmuch
Scénographie : Anita Fuchs

Coach vocal et instrumental (à préciser)
Direction musicale et d’ensemble : Martin Gester

Etapes 

  • pré-sélection des candidats sur dossier
  • auditions en France, en Allemagne et en Suisse entre le 15 avril et le 12 mai (à préciser pour début mars)
  • annonce de la distribution finale pour le 15 juin
  • résidence au Couvent de Sarrebourg du 1er au 9 nov 2017 (chanteurs et continuo), 6-9 (orchestre)
  • 3 à 5 représentations en Lorraine, Alsace, Allemagne à partir du 10 novembre

Modalités de recrutement

  • chanteurs :
    2 airs  de Haendel, Telemann, Bach, Vivaldi, Pergolesi  ou similaire, pour voix accompagnée au clavecin

    • de caractères contrastés, l’un au moins sur le mode comique
    • l’un en allemand si c’est pour Pimpinone, à part cela, en italien

NB

  • s’il y a des  instrument(s) obligé(s), il faut venir avec ces instrumentistes sinon ce sera joué au clavecin.
  • pour une audition dans les meilleures conditions : prière d’envoyer les copies des accompagnements à l’avance par la poste ou par  e-mail. On peut venir avec son accompagnateur.

Option : nous pouvons envoyer un ou deux airs des oeuvres au programme.

  • instrumentistes  : maximum 10 min de musique (reprises facultatives).
    • cordes : 2 ou 3 mouvements contrastés d’une fantaisie, sonate ou partita pour violon, alto/viola,  ou vlc seuls. 1 ou 2 mouvements avec basse continue d’un style proche (Corelli, Vivaldi, Haendel, Geminiani, Bach…).
    • contrebasse : nous consulter.
    • clavecin et théorbe : 2 pièces ou extraits de cantates dont au moins un récit – venir si possible avec un instrument de dessus ou un chanteur. Au besoin, nous consulter.
Limite d’âge : moins de 30 ans prioritaires, sans rigueur
Fiche d’inscription et complément d’informations à suivre
Voir ici

Große Oper in Endingen

Opernstudio der zwei Rheinufer « Generation Baroque » begeistert bei erneutem Gastspiel im Endinger Bürgerhaus.

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Lully : Alceste im Bürgerhaus

Ein außergewöhnliches Erlebnis war die Opernaufführung am Donnerstagabend im Endinger Bürgerhaus.

ENDINGEN. Zum zweiten Mal gastierte am Donnerstagabend das Opernstudio der zwei Rheinufer « Generation Baroque » aus Straßburg in Endingen. Und wieder war das Publikum hingerissen von der Wirkung einer von jungen Künstlern hochkarätig besetzten Oper, die zum Greifen nah auf Augenhöhe mit den Musikern im Bürgersaal erlebt und genossen werden konnte.

« Es ist unglaublich, dass wir solche Stars hier in Endingen erleben dürfen », schwärmt Heidrun Schaeffert. Sie gehört zu denjenigen, die sich nach dem Besuch der Aufführung des Opernateliers im vergangenen Jahr im Bürgerhaus diese « zweite Chance » nicht entgehen lassen wollte: « Es ist ein Privileg, hier sein zu können. » Endingen sei die einzige Stadt in Deutschland, in der das Opernensemble gastiere, betont auch Annette Greve von den Deutschen Kammerschauspielen, das die Aufführung möglich gemacht hat. Sie genieße zudem die Tatsache, dass das Ensemble just am 49. Geburtstag der Deutschen Kammerschauspiele an den Kaiserstuhl komme. Greve: « Das ist das schönste Geburtstagsgeschenk für uns. »

Ein Geschenk ist die Operndarbietung « Alceste oder der Triumph des Herkules » wohl für jeden der rund 70 Gäste im Bürgerhaus. Ungewöhnlich ist beispielsweise schon die asymmetrische und sehr ansprechende Anordnung der Aktionsbereiche im Saal – nicht weitab auf der erhöhten Bühne, sondern ganz nah unmittelbar am Publikum. Bestechend, wie Orchester und Chor zwei Flügel bilden, aus denen sich die Solisten heraus lösen, ohne dass das vollständige Ensemble in den Hintergrund rückt.

« Es ist eine international besetzte Crew « , stellt Martin Gester in seiner Einführung die Zusammensetzung vor. Viele junge Künstler kämen aus dem Dreiländereck und alle seien « ausgesucht », so der musikalische Leiter. « Die Solisten zaubern mit illustren Szenen musikalische Miniaturen in die konzertante Aufführung hinein », erklärt er die Besonderheiten der neuen Produktion.

Als die 1674 komponierte Oper anlässlich des Sieges Ludwigs XIV gegen die deutsche Freigrafschaft Burgunds zum ersten Mal in Paris zur Aufführung gekommen sei, war das in der französischen Metropole « das Ereignis des Jahres » , veranschaulicht Gester die historischen Hintergründe. Er umreißt das Geschehen der in französischer Sprache gesungenen Oper als griechische Tragödie von einer entführten Prinzessin, zurückgewiesenen Gottheiten und übernatürlichen Kräften: « Krieg war edle Kunst damals! »

Entsprechend symbolträchtig und ausladend in ihrer Ausdruckskraft die Inszenierung: Die Prinzessin Alceste opfert sich der Liebe und am Ende triumphiert nicht die Gewalt, sondern die noble großherzige Geste. Ein Stoff, wie geschaffen für große Soloauftritte und bewegend-leidenschaftliche Orchestermusik.

Das Publikum fesseln vor allem die unangestrengten, klaren und sehr frischen Stimmen. « Ich habe das Gefühl, sie singen nur für mich », beschreibt beispielsweise Günter Rothgerber die Wirkung. Immer wieder betont der Besucher aus Sasbach, dass er es kaum fassen könne, fast vor der Haustüre so eine großartige Darbietung genießen zu können. Viele Gäste teilen diese Einschätzung: « Diese Stimmen! » hört man immer wieder schwärmen. In der Kraft des Ausdrucks, in ihrem Habitus und ihrer Art, sich die Charaktere einzuverleiben, scheint jeder der jungen Leute über sich hinaus zu wachsen. Am Ende bedankt sich das hingerissene und beeindruckte Publikum mit Minuten langem Applaus. Es ist ein Abend, den keiner so schnell vergessen wird.

Badische Zeitung 14 Nov 2016

« Concert sur l’Alceste » : le cru 2016

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Nous avons le plaisir de confirmer la sélection des participants à la session 2016 de Génération Baroque.
dessus

  • Véronique Housseau : Alceste
  • Marie Christine Köberlein : Thétis, Nymphe
  • Aurora Peña Llobregat : Céphise
  • Lilia Dornhof : Proserpine, Gloire

hautes contres

  • Mathieu Peyregne : Lychas, Phérès
  • Marc Scaramozzino : Alecto, Apollon

tailles

  • Maxime Duché : Admète
  • Takeharu Tanaka: Phérès

basses tailles

  • Jaroslaw Kitala : Alcide
  • Pierre Beller : Licomède, Eole

basses

  • Felipe Carrasco : Straton, Charon
  • Maxime Saiu : Cléante, Pluton

violons

  • Sayaka Shinoda
  • Elvira Martinez Gabaldón
  • Alexander Pilchen
  • Adèle Winckler
  • Linda Przybiernow
  • Céline Steiner

haute contre et taille de violon

  • Murielle Pfister
  • Sara Goméz

basse de violon

  • Bruno Hurtado

viole de gambe (basse continue)

  • Julie Petit

hautbois et flûtes à bec

  • Aurélien Laizé (1er htb, 2e fl)
  • Lucile Tessier (2e htb, 1e fl)

basson

  • Kamila Wysłucha

clavecin

  • Nicolas Venner
  • Clémence Schweyer (assistante)

théorbe

  • Jonathan Funck

percussion

  • Laurent Sauron

C’est parti !

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Génération Baroque 2016

« Concert sur l’Alceste » de J.B. Lully / S. de Brossard
& Concerts instrumentaux de Georg Muffat

C’est parti, on auditionne !

Nos candidats pour la session 2016 de Génération Baroque sont soigneusement sélectionnés sur dossier et enregistrements. Après un premier tour de sélection sur dossier, les candidats sont convoqués pour auditionner en France, en Suisse et en Allemagne.
Cette année, les auditions auront lieu :
– à Trossingen – Musikhochschule Trossingen / 18 juin
– à Strasbourg – Cité de la Musique et de la Danse / 29 juin
– à Bâle – Schola Cantorum Basiliensis / 4 juillet
– à Paris – Centre de Musique Baroque de Versailles / 5 & 6 juillet

C’est là que tout se joue (au propre comme au figuré), car c’est au terme de ces auditions que la distribution définitive de l’édition 2016 de Génération Baroque est décidée après mûre réflexion par le jury.
Après, on se donne rendez-vous en novembre pour une semaine de travail et des concerts sur les bords du Rhin !

Génération Baroque 2016

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J.B. Lully : Alceste
G. Muffat : Concerts instrumentaux

Les auditions sont à présent closes.
Elles ont eu lieu au mois de juin et au mois de juillet à Paris, Strasbourg, Bâle & Trossingen.

Quelques réglages finaux restent à faire avant la publication de la liste définitive des candidats retenus. Ce sera dans les tout prochains jours. 


Pour plus d’informations et pour le formulaire de candidature en cliquer ici.

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Auditions, which have been held in June and in July in Paris, Strasbourg, Basel & Trossingen, are completed.

After some final adjustments, we will publish the final casting.
More information and application form by clicking here.

Retour sur Génération Baroque avec Jaroslaw Kitala

Jarolslaw Kitala

Jaroslaw Kitala a rejoint la production de Génération Baroque à l’automne, pour la deuxième période, quand tous les chanteurs avaient déjà intégré leurs rôles. Un challenge ! Un bonheur aussi : dans l’Italiana in Londra, ouvrage de théâtre comique autant que d’opéra, Jaroslaw  jouait le rôle du joyeux Napolitain, Don Polidoro, égaré entre les personnages « normaux ». Il devait prendre le relais d’ Alvaro Vallès, qui avait brillamment endossé le rôle à Amilly, un rôle central et déterminant pour l’atmosphère et l’énergie de la pièce : qu’on imagine la commedia dell’arte sans Arlechino ! Ici, c’est de cela qu’il s’agit, sous d’autres noms, sous une autre histoire.

Quand il n’est pas à la recherche de la « pierre Elitropia » qui lui permettra de devenir invisible pour jouer des tours à son percepteur, à son banquier et à ses rivaux en amour – pour finalement se retrouver la risée de tous – il nous raconte son expérience à Génération Baroque :
« Ma participation au projet de l’Italiana in Londra cette année s’est avérée une aventure merveilleuse, tant artistiquement que socialement, même si le personnage que je jouais sur scène n’avait pas l’air très bien intégré… 😉
C’était incroyable de rencontrer tous ces gens, motivés à l’idée de créer ensemble quelque chose de beau, avec le spiritus movens central de tout l’ensemble : un directeur musical charismatique et empli d’une énergie musicale inspirante.
Mais au-delà de ce plaisir, c’était aussi une belle expérience scénique et vocale, un challenge qui m’a apporté énormément de satisfaction sur le plan professionnel et qui m’a poussé, je crois, vers la prochaine étape de ma carrière de chanteur. »
Don Polidoro e Livia : Gente, aiuto, aiuto !
Don Polidoro e Livia : Gente, aiuto, aiuto !
Jaroslaw Kitala est actuellement membre de l’Opéra Studio de l’Opéra du Rhin. Martin Gester l’avait repéré dans Il Matrimonio Segreto du même Cimarosa donné en juin à l’Opéra du Rhin, une magnifique réalisation d’équipe, dans une très belle et spirituelle mise en scène, où Jaroslaw n’avait pas peu contribué à la vivacité et à la force dramatique. Mais dans l’Italiana in Londra, c’était pour lui un récital de tours comiques tels qu’on en apprend dans les meilleures ateliers de théâtre, et il faut croire qu’il a été à très bonne école dans sa Pologne natale. Sans oublier qu’en plus d’un tempérament dramatique et comique hors pair (l’une de ses partenaires disait de lui avec des étoiles dans les yeux : « il est fou » voulant dire « prêt à tout »), il est un magnifique baryton à la projection facile et à la diction claire et éloquente.
Nos remerciements vont à l’Opéra Studio (dir. Vincent Monteil) pour leur coopération par la mise à disposition de ce talentueux artiste.

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Jaroslaw Kitala (Don Polidoro) et Germán Alcantara (Milord Arespingh)

 

Développements en cours…

 

Entre deux représentations de l’Italiana in Londra, une interview de Martin Gester pour Eurojournalist.eu à propos de Génération Baroque, de son fonctionnement et de ses perspectives.

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Malgré la rigueur des temps, grâce à un enthousiasme fondé sur une expérience qui s’étoffe, une équipe qui grandit et un rayon d’action qui s’élargit, de plus en plus, Génération Baroque suscite de l’intérêt hors frontières.
Par sa recherche et sa promotion des talents, par son inventivité et la fraîcheur de son approche, en enjambant les frontières et les genres, son équipe en est sûre, cet Atelier Opéra des 2 Rives va dans le sens de l’histoire.

http://eurojournalist.eu/generation-baroque-bemerkenswerte-kunst-am-oberrhein/

Dans la presse…

ODB-Opera

(à propos de la représentation de Barr, Alsace, le 31 octobre)
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Barr, 31 octobre 2015

« Le livret avait tout pour plaire en cette fin de dix huitième siècle (…)
Le finale du premier acte est particulièrement important, il dure près de dix sept minutes. Il commence dans un tempo modéré et finit prestissimo au fil d’une impressionnante accélération freinée en son milieu quand Don Polidoro chante une sérénade napolitaine authentique… Dans la scène ultime afin de traduire le désarroi qui saisit tous les protagonistes, Giuseppe Petrosellini utilise la métaphore des occupants d’un navire surpris par une violente tempête: « Son qual nave in mar turbato fra l’orror della tempesta…. Ce passage, en dépit d’un petit orchestre et les cinq passagers du navire en déroute, est d’une rare puissance.
L’Italiana in Londra est un jalon important sur la route qui mène aux chefs-d’oeuvre de Domenico Cimarosa que sont Le Trame deluse (1786) et Il Matrimonio segreto (1792).

Il s’agit de la première création de cet opéra en France depuis l’adaptation de 1801…
La scène qui se déroule à une époque indéterminée est décorée de panneaux évoquant la capitale britannique et des intérieurs bourgeois. Comme dit dans la présentation du spectacle, l’action nous plonge dans un univers à la fois amoureux et burlesque qui est celui de la comédie napolitaine, sur fond de montée de la bourgeoisie et du commerce international. La direction d’acteurs très précise, participe activement à la caractérisation des personnages qui avec l’aide de la musique , acquièrent une humanité authentique. A noter que la plupart des récitatifs secs ont été remplacés par des dialogues en français résumant avec efficacité l’intrigue qui se déroule à toute vitesse. Le fait que les artistes proviennent de différents pays européens, est en totale cohérence avec le livret.

Graziana Palazzo (soprano) est Livia, l’Italienne. Elle chante deux parmi les plus beaux airs de la partition. Si dans le premier, elle n’avait pas tout à fait pris ses marques, par contre dans les ensembles et surtout dans le second air, Dunque per un infido…, elle donna la pleine mesure de son talent et nous enchanta de sa belle voix au legato parfait. Eva Maria Soler Boix (mezzo soprano) donna une version désopilante du rôle de madame Brillante. Elle n’est pas seulement une comédienne née mais encore une chanteuse d’exception dont la voix se projette hardiment. Francisco Javier Manalich (ténor) incarna Sumers, le négociant hollandais, avec beaucoup d’intelligence et des moyens vocaux très convaincants. German Enrique Alcantara fit preuve de capacités vocales remarquables dans des airs au registre très tendu notamment dans le fameux Sire, Io vengo a vostri piedi…. Enfin, Jaroslaw Kitala (baryton) fit preuve d’un tempérament comique hors du commun et nous régala de sa belle voix bien projetée. A noter que les cinq protagonistes firent vibrer la salle dans le magnifique ensemble qui clôt l’acte I, clou du spectacle. Les cinq comédiens-chanteurs évoluèrent souvent parmi les spectateurs en les prenant parfois à témoin à la grande joie du public.
Martin Gester assura le direction de l’orchestre et des chanteurs avec son autorité habituelle. Les membres de l’orchestre, jouant sur instruments anciens dans une optique historiquement informée, firent preuve de capacités techniques et expressives remarquables dans des tempi souvent très rapides.. D’excellents cors naturels apportèrent à l’orchestre l’assise harmonique, garants d’une belle sonorité d’ensemble ».

http://www.odb-opera.com/viewtopic.php?f=6&t=16570&p=262718#p262718

 

Große Oper in der südbadischen Provinz

Das Straßburger Opernatelier « Génération Baroque » mit « Eine Italienerin in London » in Endingen.

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« Es gibt Angebote, die kommen vielleicht nur einmal im Leben – und dann muss man zugreifen, ohne zu überlegen. Glücklich diejenigen, die das gemacht und das in Deutschland einmalige Gastspiel des renommierten Straßburger Opernateliers der zwei Rheinufer « Génération Baroque » mit der Komischen Oper « Eine Italienerin in London » am Dienstag im Bürgerhaus Endingen besucht haben.

Der Endinger Direktorin der Deutschen Kammerschauspiele war es zu verdanken, dass die Menschen am Kaiserstuhl diese « Sternstunde » erleben durften. Die in Berlin tätige Bühnenbildnerin Anita Fuchs aus Freiburg hatte den Kontakt zu Anette Greve eingefädelt. Dass die Offerte von dem bekannten Straßburger Instrumental- und Vokalensemble « Le Parlement de Musique » eine wohl einmalige Chance für das Kaiserstuhlstädtchen ist, war ihr sofort bewusst. Ungeachtet der kurzen Vorlaufzeit fand das Projekt auch auf dem Endinger Rathaus sofort Fürsprecher und so sah sich das begeisterte Publikum am Dienstagabend einem international zusammengesetzten Ensemble aus überragenden jungen Musiktalenten gegenüber. « Sie studieren in Straßburg, Paris oder in Trossingen und haben sich für dieses Opernprojekt nur für kurze Zeit zusammengefunden », sagte Projektleiter Martin Gester und fügte hinzu: « Vor einigen Wochen haben sich diese begabten jungen Leute noch nicht gekannt – aber ich bin mir sicher, dass sie sich im Lauf des Lebens immer wieder finden. Die intensive Zeit kann niemand von uns vergessen. »

Unvergesslich wurde der Opernabend in Endingen auch für das Publikum: Die erfrischende Aufführung der komischen Oper des italienischen Komponisten Domenico Cimarosa war ein theatralisches Ereignis, dem die Zuhörer jede Minute gebannt folgten. Dass die Oper in französischer Sprache aufgeführt wurde, tat dem Genuss keinerlei Abbruch: Zu betörend waren die Gesangsdarbietungen und die lyrische Barockmusik des Orchesters. Weitgehend ohne technische Hilfsmittel wirkte die Strahlkraft der Stimmen und das Publikum war unvermittelt mittendrin im turbulenten « Intermezzo comico » im Londoner Gasthaus der Madame Brilliant.

Das Geschehen spiegelte sich in den kleinsten Gesten, im Ausdruck der Gesichter oder in der Haltung wieder, in der die Hände manchmal ein irrwitziges Eigenleben entwickelten. Beispielsweise Jaroslaw Kitala, der umwerfend beeindruckende Bariton: Er war – einschließlich seiner roten Jacke – ununterbrochen eine Augenweide als feuriger und einfältiger Don Pilodoro. Wie der sich unsichtbar Wähnende selig im Schoß von Madame Brillante versinkt, kann nicht mit Worten beschrieben werden.

Aber auch seine Mitspieler agierten als Sänger und Darsteller, wie man es im Endinger Bürgerhaus noch nie zuvor erlebt hatte. Für das Publikum war es zusätzlich eine Offenbarung, die Oper so nah zu erleben wie es in großen Metropolen (jemand erwähnte New York) mit keinem Opernglas möglich gewesen wäre.

Dass an diesem Abend so mancher Besucher zum Opernliebhaber avancierte, lag an der hohen Kunst und Ambition jedes einzelnen Mitwirkenden. Doch auch die gute Akustik im Bürgersaal hatte ihren Anteil am Genuss. So kam das Publikum der Ermunterung von Martin Gester zum Szenenapplaus gerne nach und dankte am Schluss minutenlang mit stehenden Ovationen. Sichtlich ergriffen von diesem Musikerlebnis rückte Anette Greve hinterher noch einmal die Strippenzieher des Projekts und den Regisseur Carlos Harmuch ins Scheinwerferlicht.

Weil sich das französische Opernatelier zur Aufgabe gemacht hat, junge Talente zu fördern und sich noch stärker im Oberrheingebiet etablieren will, besteht nach Martin Gester durchaus die Chance auf eine weitere musikalische Begegnung in der südbadischen Provinz: « zwischen Italien und London in Endingen. »

Badische Zeitung, 5-11-2015