Diana : des images

Cupido (Vera Hiltbrunner) & Aurilla (Janina Staub)

Reinhard Keiser : Diane ou la Vengeance de Cupidon – des images 

Moments de la représentation en avant-première (actes 1 & 2) à Amilly, Espace Jean Vilar, le 9 mai 2018, à la fin d’une résidence de 8 jours pour la création de l’ouvrage.

  • Diana : Elizaveta Belokon
  • Cupido : Vera Hiltbrunner
  • Aurilla : Janina Staub
  • Endimion : Belinda Kunz
  • Silvano : Carlos Arturo Gómez Palacio
  • Tirsi : Santiago Garzón Arredondo
  • violon : Karolina Habalo
  • violoncelle : Felix Thiedemann
  • clavecin 1 : Johannes Rake
  • Mise en scène : Benjamin Prins
  • Assistante : Pénélope Driant
  • Scénographie : Anita Fuchs
  • Lumières : Benjamin Prins & Fabio Fainelli (création), Stéphane (plateau).
  • Direction musicale et supervision : Martin Gester
  • Administration et production : Sabine Fourel
  • Assistante et photos : Weronika Stalowska

La production se poursuivra en Moselle, Alsace et Pays de Bade (All.) (et ailleurs ?) avec la totalité du spectacle entre les 14 et 18 novembre prochain (2018)

 

 

 

L’atelier de Benjamin Prins

Benjamin Prins

ART = HUMAIN

Mettre en scène un spectacle musical, ici un opéra baroque, en langue étrangère avec un casting international (les chanteurs et les musiciens de l’orchestre viennent de Suisse, Allemagne, Colombie, France, Russie…), c’est ré-affirmer l’idée cosmopolite. C’est relire Erasme. C’est se rappeler que les frontières, si chèrement réclamées par certains de nos voisins, sont une vague illusion, et qu’accueillir quelques dizaines ou centaines de milliers de réfugiés, non, ce n’est pas accueillir toute la misère du monde.

Benjamin Prins et Pénélope Driant (assistante)
Benjamin Prins et son assistante Pénélope Driant – Amilly mai ’18.

Mon objectif premier avec Génération Baroque, en tant que metteur en scène, est l’émotionnel : faire rire, faire rêver, faire frémir. Je veux que les spectateurs, en sortant du spectacle, se sentent chamboulés, consolés, surpris, épanouis.

Ma méthode consiste – au-delà de proposer une lecture personnelle et radicale de la pièce – à mettre en avant les talents – connus ou à découvrir – des interprètes.

Avec l’atelier lyrique de Génération Baroque, les conditions sont réunies pour faire un travail de précision sur la clarté du geste théâtral. Le détail est en effet très important pour moi, donc j’aime superviser l’ensemble du processus de création. Le dialogue avec Martin Gester à la direction musicale et avec chacune des personnes impliquées dans la création du spectacle permet de créer une #cohésion humaine (esprit de groupe, esprit technique) et artistique dans le projet, d’effacer les égos, et que le propos de l’oeuvre soit l’objectif commun.

L’atelier de recherche continue en novembre.

Une photo, une réflexion

Cette photo me plait beaucoup pour trois raisons.

D’abord pour le contraste émotionnel très puissant qu’elle semble vouloir communiquer : d’un côté, Pénélope, calmement, est en train de noter la scène qui a lieu hors-champ. De l’autre, je suis « perché » dans une sorte d’altérité créative, en empathie avec les chanteurs jouant la même mystérieuse scène hors-champ.

Son clair-obscur lui confère un aspect « classique », assez théâtral, préfigurant l’esthétique du spectacle et surtout, (troisième raison) car elle immortalise une évidence : la complicité de notre binôme, un des miracles de cette semaine d’ « atelier ». Pénélope Driant est – de loin – l’assistante la plus qualifiée, la plus cool, la plus dingue, la plus bosseuse, la plus géniale, que je connaisse.

Bref cette photo parle de théâtre, elle montre que le binôme metteur en scène – assistant mise en scène est essentiel, car il a le pouvoir d’insuffler (ou non) aux interprètes la confiance, le plaisir, la foi qui sont nécessaires pour allumer la Folie.

Benjamin Prins 11.05.2018


PailleterieDieses Bild gefällt mir ganz besonders gut, weil es die warme Stimmung zeigt, die während des ganzen Projekts geherrscht hat. Selbst nach einem langen Tag Arbeit -Frühstück 8.15 Uhr, einspielen, Proben ab 10 Uhr bis of tief in die Nacht – war die Stimmung bei allen Beteiligten immer noch sehr gut.
Dazu beigetragen haben nicht nur der wunderbare, friedliche Ort der Proben, auch das ausgezeichnete Essen war maßgebend. Selten hatte ich das Vergnügen, mit einer so talentierten Gruppe an Instrumentalisten, Sängern und Regisseuren zu arbeiten.
Wunderbar war der Wille, sich mit der Materie zu beschäftigen und es immer noch besser machen zu wollen. Dies war auch der hervorragenden Arbeit von Benjamin Prins geschuldet, der die Stimmung im Cast immer gut erspürte und in die richtige Richtung lenkte.
#generationbaroque#earlymusic#felixontour

Felix Thiedemann – Cellist / violoncelle


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Benjamin Rassembleur

Nous nous retrouvons sur la scène après le spectacle : le ténor Carlos (Sylvano), Felix, le violoncelliste, Elizaveta (Diane), moi, le directeur musical, Vera (Cupidon), Benjamin, metteur en scène tenant la main de Jacqueline, ex-prof octogénaire couseuse de costumes préhistoriques que tient aussi Pénélope l’assistante de Benjamin,  Nathalie notre chauffeur-accueil-régie devant Johannes (claveciniste), Belinda (Endymion réveillé), Janina cachée (la belle Aurilla), Karolina la violoniste…

Ce joyeux mélange reflète l’esprit de notre travail : mené d’une main très experte, il a été aussi intense que le concert a été très réussi, il a concerné beaucoup de personnes très diverses qui ont interagi avec autant de plaisir que de savoir-faire, sans sentiment de hiérarchie, sans autorité à priori – sauf celle que confère la compétence : elle s’impose toute seule.

L’endroit (La Pailleterie, à Amilly) est on ne peut plus inspirant et reposant au milieu des amis les animaux dont la rencontre à chaque détour de chemin, à chaque pause, nous rappelle que nous sommes tous à la même enseigne : ils nous regardent tous de la même manière, mélange d’indifférence et d’interrogation « qu’est-ce qu’ils font là ? ». Cela remet en place, détend, et vous remet devant votre tâche à accomplir.

La gaieté de Benjamin et son infatigable ardeur au travail, le bouillonnement de ses idées et sa gentillesse envers tous, petits et grands, chanteurs, techniciens et cuisiniers, insuffle à tout le monde ce qu’il faut d’enthousiasme pour avancer, vite, vite – mais l’air de rien ou presque, en riant, souvent –  pour boucler le travail – pas question de négliger pour autant la séance collective de yoga matinal. On répète beaucoup dans les coins et les intervalles : assimiler les dialogues, le style du récitatif, l’allemand, les airs, fabriquer les arcs, tester l’argile…).

La fin de la semaine arrive et le concert se déroule sans problème, réglé comme une horloge, l’ouvrage malicieux et joyeux de Keiser, Diana, est une fête de tous les instants – il suffit de regarder les visages sur la photo : on n’a fait que se faire plaisir, beaucoup de plaisir partagé avec le public…

(on espère le refaire encore et encore, après la suite déjà prévue en novembre, et après…)

Mais quelle belle résidence, quel cadeau ! Merci !

Martin Gester, le 13 mai


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Ha sido una gran experiencia, muchas gracias a Martin por su incisivo trabajo, por creer en nosotros y empujarnos para dar lo mejor. Muchas gracias Benjamin y Penelope por llevarnos al limite escenicamente y lograr que fueramos un poco mas allá. Ha sido un trabajo intenso, el equipo musical y extramusical ha sido genial. Nos veremos en Noviembre y veremos como termina esta historia.

Carlos Arturo Goméz Palacio (Sylvano)


Diane et la chasse, la nuit, à la lune, avec sa suite des nymphes des bois…

Cela vous suit, vous stimule, l’entraînement est désormais permanent, dans les bois comme dans les parkings.

M


 

J’aime beaucoup cette photo parce qu’elle correspond à un très beau moment dans la musique de Keiser et dans la mise en scène de Benjamin, où chacun chante les errances de l’amour, surpris de l’objet vers lequel le porte son désir. Plus rien n’est comme avant. Chacun est prêt à tirer, et pourtant, l’esprit est ailleurs. Endymion est peut-être celui qui comprend le moins ce qui se passe.Il ne manque que Cupidon, l’auteur de tout ce chaos, toujours là où on ne l’attend pas (autre photo)

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C’était un vrai bonheur que cette résidence de création, intense, joyeuse et concentrée à la fois. Un grand merci à Martin, à Benjamin, à Pénélope et à mes merveilleux collègues chanteurs et musiciens. Une belle équipe !

A bientôt pour la suite des aventures !

Belinda Kunz, mezzo soprano (Endymion)

Génération baroque, vu par le metteur en scène

Lorsque l’on se rappelle que Georg Friedrich Haendel, Allemand de Saxe, était le compositeur officiel de la couronne anglaise, ou que Lully, archi-transalpin, était le compositeur officiel de Versailles, je constate que l’art, en soi, circule.

Que l’artiste est un nomade. Et que l’humanité est en déplacement. Que la parole de l’homme sédentaire, aujourd’hui, est, hélas, encore à l’opposé de la parole du nomade.

Que les frontières, si chèrement réclamées par certains de nos voisins européens, sont une vague illusion, et qu’accueillir quelques milliers d’exilés, non, ce n’est pas toute la misère du monde.

Mettre en scène un spectacle musical, ici un opéra baroque, en langue étrangère avec un casting international (les chanteurs et les musiciens de l’orchestre viennent de Suisse, Allemagne, Colombie, France, Russie…), c’est ré-affirmer l’idée cosmopolite. C’est relire Erasme. C’est l’ouverture.

Mon objectif premier avec Génération Baroque, en tant que metteur en scène, est l’émotionnel : faire rire, faire rêver, faire frémir. Je veux que les spectateurs, en sortant du spectacle, se sentent chamboulés, consolés, surpris, épanouis.

Ma méthode consiste – au-delà de proposer une lecture personelle et radicale de la pièce – à mettre en avant les talents des interprètes.

Avec Génération Baroque, les conditions sont réunies pour faire un travail de précision sur la clarté du geste théâtral. Le détail est en effet très important pour moi, donc j’aime superviser l’ensemble du processus de création. Le dialogue avec Martin Gester à la direction artistique et avec chacune des personnes impliquées dans la création du spectacle permet de créer une cohésion humaine (esprit de groupe, esprit technique) et artistique dans le projet, d’effacer les égos, et que le propos de l’oeuvre soit l’objectif commun.

Benjamin Prins, le 6 mai 2018

Diana : distribution / cast

Voici la distribution de Diana / oder der sich rächende Cupido (« Diane / ou la Vengeance de Cupidon ») de Reinhard Keiser par Génération Baroque 2018.

This is the cast of Keiser’s « Diana / or The Avenging Cupid » as performed by the opera-studio Generation Baroque 2018.

NB Certains postes (*) ne sont pas encore confirmés, d’autres, pour la session de novembre, restent ouverts aux candidatures. / Some roles(*) need to be confirmed, some are still open (2d session).

  • Diana : Elizaveta Belokon
  • Cupido : Vera Hiltbrunner
  • Aurilla : Janina Staub
  • Endimion : Belinda Kunz
  • Silvano : Carlos Arturo Gómez Palacio
  • Tirsi : Santiago Garzón Arredondo

Instruments (Session de novembre sauf précision / 2d session, Nov., unless otherwise stated)

  • vl 1 : Karolina Habalo* (sess. 1&2)
  • vl 2 : Tiphaine Hervouet
  • vla : still open
  • vlc : Felix Thiedemann (sess. 1&2)
  • vlne : Valeria Sanchéz
  • ob/rec : still open
  • fag : Mariana Parás Peña
  • theorbo : Andrea Antonel
  • hps 1 : Johannes Rake (sess. 1&2)
  • hps 2 : Weronika Stalowska

Stage Direction Assistent / Assistance à la mise en scène

  • Pénélope Driant
Merci à tous ceux qui ont postulé, auditionné, qui ont manifesté leur intérêt. Des artistes pleins de promesses n’ont pu être retenus, un casting n’est pas un concours : une troupe et un ouvrage scénique imposent une cohérence, et nous avons fait de notre mieux pour concilier et la jeunesse, et le talent, et l’adéquation à l’ouvrage et au style de projet.
Nous souhaitons bienvenue aux participants, et à ceux qui n’en sont pas,  bon vent, en attendant de nous revoir peut-être.
Our thanks to all who applied, auditioned and showed an interest in this project. We were unable to select a number of highly promising artists, for a casting is not the same thing as an examination: to build up a troupe of performers for a stage work imposes the need for coherence, and we had to do our best to combine youth, talent, and suitability for the piece and the style of the project.

We welcome those who have been selected while wishing good luck in the future to everyone and hoping to see some of you again very soon.

Keiser : DIANA

Les rôles et leurs airs / Characters & their arias

Pour prendre connaissance des rôles et tessitures / In order to get acquainted with the characters and the vocal ranges :

Vous trouverez les airs ici / You’ll find the arias here :

https://drive.google.com/drive/folders/11rvwwcgy2woCzv5daZ3ozZTxP1dKv2pn?usp=sharing

  • Diana : soprano colorature (cf aria 7) (d’-c »’)
  • Cupido : « young » (sounding) soprano, short range (f’-a ») (originally : Keiser’s son who was supposedly 11 old !)
  • Aurilla : light soprano (c’-b »)
  • Endimion : alto (male low falsetto, possibly women) (a-d’)
  • Sylvano : tenor buffo (c-g’)
  • Tirsi : light baritone (c-f’)

 

 

Imbroglios 2017 : reportage

A l’occasion de la dernière session de Génération baroque « Imbroglios : Telemann & Pergolesi », Jean Luc Nachbauer, réalisateur à la tête de : « Les Films de l’Europe«  et ami du Parlement de Musique, a réalisé une courte vidéo-reportage.

A l’heure où sont ouverts les appels à candidatures pour la session 2018 (Keiser : Diana), voici de quoi donner envie.

Voyez ici.  Enjoy !

 

REINHARD KEISER : DIANA, 2018

Reinhard Keiser

Diana oder der sich rächende Cupido

(Diana or The Avenging Cupid)

Hamburg 1712 – 1724

The 2018 edition of Génération Baroque offers a session of dramatic and musical work on the presentation, for the first time in France,([1]) of a new show based on Keiser’s opera Diana or The Avenging Cupid.

Auditions held in Strasbourg, Paris, Frankfurt and Basel will give young musicians already launched on a professional career or completing their postgraduate studies in conservatories the opportunity to combine their talents in performing this original work by a composer as fascinating as he is neglected.

The session will be held in two phases: 2-9 May and 8-18 November 2018. It will include a period of musical and stage training for the singers and end with a series of performances in various venues in the Grand Est region.

The work

Musicalisches Schau-Spiel in three acts by Reinhard Keiser to a libretto by Johann Ulrich von König, partly after Francesco de Lemene’’s Endimione; first performed in Hamburg, Theater am Gänsemarkt, 9 July 1724.

The goddess Diana, sworn enemy of love, threatens with death any of her followers who succumb to that emotion. To prove his power, Cupid (soprano) shoots her with one of his arrows, and she falls madly in love with Endymion, a beautiful young man she finds sleeping in the woods. Another arrow wounds her disciple Aurilla (soprano), who also develops a passion for Endymion, spurning the pleas of the lovesick Tirsis. Endymion, however, has no interest in either lady and constantly searches for his lost love Dorinda. After various absurd misunderstandings, it is finally revealed that Dorinda is his dog. The ‘comic hunter’ Sylvano (tenor), having captured Cupid in his net like a bird, offers him to Diana, and Cupid persuades her to release him in exchange for making Endymion love her. Aurilla, previously turned into a tree by Diana for loving Endymion, is freed and happily united with Tirsis.

(Synopsis: John H. Roberts)

The Avenging Cupid, one of the most appealing works of this great composer (too little performed nowadays, he was a model for Telemann and Handel), is for Génération Baroque, after Cimarosa’s L’Italiana in Londra and the intermezzi of Telemann and Pergolesi, a chance to present, in its fresh and relaxed manner, a new episode of the amorous imbroglios so typical of the Baroque era.

Forces required (trainees)

Singers:
  • Cupido: soprano
  • Diana: soprano
  • Aurilla: soprano
  • Endimione: alto (preferably male)
  • Tirsis: baritone
  • Silvano: tenor
Orchestra:
  • oboe/recorder
  • bassoon
  • violins
  • viola
  • cello
  • double bass or violone in D
  • theorbo
  • harpsichordist/ trainee répétiteur
  • harpsichord
Faculty:
  • Musical and overall director: Martin Gester
  • Stage director: Benjamin Prins
  • Scenography: Anita Fuchs
  • Vocal coach: Ulrike Hofbauer

Conditions of participation

Candidates will be auditioned, and a selection will be made on the basis of quality of performance, motivation, musical and dramatic suitability for the roles offered, and age.

An indispensable condition is a commitment to be available for all dates of the session (NB the period varies for singers, continuo and orchestra).

Four dates and venues are proposed for auditions. Candidates who find it impossible or extremely difficult to participate in one of them may send recordings with a similar program (below): video (maximum 720p) for singers, audio (MP3) or video for instrumentalists.

Key dates

Closing date for application submissions

  • 3 days before the chosen audition
  • 25 March 2018 if sending recordings

Auditions in France, Germany and Switzerland:

  • Frankfurt, Dr Hoch’s Konservatorium – Wednesday 28 February 2018
  • Basel, Schola Cantorum Basiliensis – Saturday 3 March 2018
  • Strasburg, Cité de la Musique – Monday 5 March 2018
  • Paris, Conservatoire National Supérieur de Musique – Tuesday 6 March 2018

Final list of participants announced on 2 April 2018

First residence in Amilly (about 150 km from Paris) from 2 to 9 May 2018 (singers, harpsichordists, violin, cello: musical and stage rehearsals and concluding concert/showcase).

Second residence at « Le Couvent – Sarrebourg » (Lorraine) from 8 to 15 November 2018 (singers and continuo), 10 to 15 November 2018 (instrumental ensemble)

Three or four performances in Lorraine, Alsace, Germany from 15 to 18 November 2018

Financial conditions

  • All participants’ expenses are paid throughout the session EXCEPT return travel from their place of residence, for which they are responsible.
  • The concert/showcase of 9 May and the first two November performances are part of the training. From the third concert onwards, artists will be paid a fee to be fixed at a later date.

Programme of the audition (live or, in case, by video/audio file)

Singers

Two arias by Keiser, Handel, Telemann, A. Scarlatti or similar for voice with harpsichord accompaniment:

  • in contrasting characters
  • one in German, one in Italian
  • one of the arias to be preceded by a substantial recitative
  • if obbligato instrument(s) required, participants must come with the relevant musician(s), otherwise the part(s) will be played on the harpsichord.

NB to ensure the best conditions for the audition, please send pdf copies of the accompaniments by email in advance. Singers may bring their own accompanist.

Option: we will place at singers’ disposal copies of selected arias that will give them an idea of the roles and which they may present for audition if they wish (but this is not in any way compulsory).

Instrumentalists

Maximum ten minutes of music (repeats optional)

  • strings: two or three contrasted movements from a fantasia, sonata or partita for unaccompanied violin, viola or cello (Telemann, Bach etc.) and one or two movements with continuo in a similar style (Corelli, Biber, Handel etc.)
  • double bass or violone: please consult us
  • harpsichord and theorbo: two pieces or excerpts from cantatas, including at least one recitative – please come with a melody instrument or singer if possible. If necessary, please consult us

Age limit

Priority is given to candidates aged thirty or less, but exceptions are possible.

Application form

Please click here

Deadline to file the applications: 3 days before the chosen audition date

to production@leparlementdemusique.com

or to Le Parlement de Musique – 17 Grand’Rue – F-67000 STRASBOURG

NB : in case of audition, sending record is not obligatory.

If you are anable to attend the audition: sending files with records before March 25th 2018

For more informations

  • E-mail: production@leparlementdemusique.com

[1] The work was presented in Belgium in 2003 by Flanders Opera, under the musical direction of Florian Heyerick and in a production by Gabriele Rech. We thank them for making the score available to us.

Reinhard Keiser : DIANA, 2018

Reinhard Keiser

Diana oder der sich rächende Cupido

(Diane ou la vengeance de Cupidon)

Hamburg 1712 – 1724

Génération Baroque 2018 propose une nouvelle session de travail scénique et musical et présentera, pour la première fois en France[1], un spectacle inédit à partir de l’ouvrage de Keiser : Diane, ou la vengeance de Cupidon.

Des auditions à Strasbourg, Paris, Francfort et Bâle donnent l’occasion à de jeunes musiciens professionnels, ou achevant leurs études dans les établissements d’enseignement supérieur, d’unir leurs talents en vue de l’interprétation de cet ouvrage original d’un compositeur aussi passionnant que peu joué.

La session aura lieu en deux phases : 2-9 mai et 8-18 novembre 2018. Elle intègrera la formation musicale et scénique des chanteurs et de l’ensemble instrumental et se terminera par des représentations données en divers lieux de la grande région Est.

L’ouvrage

Musicalisches Schau-Spiel – Action lyrique en allemand et en italien de Reinhard Keiser sur un livret de Johann Ulrich von König, d’après Endimione de Francesco de Lemene, représenté à Hambourg, Theater am Gänsemarkt en 1724.

La déesse Diane, ennemie jurée de l’Amour, menace de mort toute compagne qui y succombe. Pour montrer son pouvoir, Cupidon la blesse d’une de ses flèches, ce qui la fait tomber folle d’amour pour Endymion, un magnifique jeune homme qu’elle trouve endormi dans les bois. Une autre flèche blesse sa suivante Aurilla qui, elle aussi, est prise de passion pour Endymion, ce qui la fait rejeter les avances de Tirsis. Cependant, Endymion n’a que faire des deux femmes et, constamment, cherche à retrouver son amante perdue Dorinda. Après divers malentendus absurdes, il s’avère que Dorinda est son chien. Le « chasseur comique » Sylvano, ayant capturé Cupidon dans ses filets comme on attrape un oiseau, l’offre à Diane, et Cupidon persuade celle-ci de le libérer contre le fait de faire d’Endymion son amant. Aurilla, que Diane a d’abord changée en arbre pour avoir aimé Endymion, est libérée et joyeusement unie à Tirsis.

La Vengeance de Cupidon, l’un des ouvrages les plus séduisants du grand compositeur (trop peu joué, il a été un modèle pour Telemann et Haendel), est ainsi, pour Génération Baroque, après l’Italiana in Londra de Cimarosa et les intermèdes de Telemann et de Pergolesi, l’occasion de représenter à sa manière, fraîche et désinvolte, un nouvel épisode des imbroglios amoureux baroques.

Effectif (stagiaires)

Personnages
  • Cupido : soprano
  • Diana : soprano
  • Aurilla : soprano
  • Endimion : alto de préférence masculin
  • Tirsis : baryton
  • Silvano : tenor
Orchestre
  • hautbois/flûte à bec
  • basson
  • violons
  • alto
  • violoncelle
  • contrebasse ou violone en ré
  • théorbe
  • claveciniste chef de chant stagiaire
  • clavecin
Encadrement
  • Direction musicale et d’ensemble : Martin Gester
  • Mise en scène : Benjamin Prins
  • Scénographie : Anita Fuchs
  • Coach vocal : Ulrike Hofbauer

Modalités de participation

Les candidats seront auditionnés et une sélection sera faite en fonction de la qualité de la prestation, de la motivation, de l’adéquation musicale et scénique aux rôles proposés et de l’âge.

Une condition sine qua non est l’engagement à la disponibilité à toutes les dates de la session (attention : la période varie entre chanteurs, continuo et orchestre).

Il est proposé quatre lieux et dates d’auditions : Strasbourg, Paris, Bâle et Francfort.

En cas d’impossibilité ou de difficulté à participer à l’une d’entre elles, les candidats pourront envoyer des enregistrements : vidéo (max 720p) pour les chanteurs ; audio (MP3) ou vidéo pour les instrumentistes.

Etapes

Dépôt des dossiers de candidature 3 jours avant la date d’audition choisie

pour le 25 mars 2018, en cas d’envoi d’enregistrements

Dates des auditions (France, Allemagne et Suisse)

  • Francfort- Dr Hoch’s Konservatorium : mercredi 28 février 2018
  • Bâle – Schola Cantorum Basiliensis : samedi 3 mars 2018
  • Strasbourg – Cité de la Musique : lundi 5 mars 2018
  • Paris – Conservatoire National Supérieur de Musique : mardi 6 mars 2018

Annonce de la distribution finale pour le 2 avril 2018

1ère résidence à Amilly (environ 150 km de Paris) du 2 au 9 mai 2018 (chanteurs, clavecins, violon, violoncelle : travail musical et scénique et concert/show case final).

2ème résidence au Couvent de Sarrebourg (Lorraine) du 8 au 15 novembre 2018 (chanteurs et continuo) et du 10 au 15 novembre 2018 (ensemble instrumental)

3 ou 4 représentations en Lorraine, Alsace, Allemagne du 15 au 18 novembre 2018

Conditions financières

  • Les participants sont totalement défrayés durant l’ensemble de la session SAUF le voyage A/R depuis leur domicile, qui est à leur charge.
  • Le concert/show case du 9 mai et 2 représentations de novembre font partie de la formation. Dès le 3ème concert, les artistes sont rémunérés à une hauteur qui sera fixée ultérieurement.

Programme de l’audition

Chanteurs :

2 airs de Keiser, Haendel, Telemann, Scarlatti ou similaire pour voix accompagnée au clavecin

  • de caractères contrastés
  • l’un en allemand, l’autre en italien
  • l’un des airs précédé d’un récitatif significatif
  • s’il y a des instrument(s) obligé(s), il faut venir avec ses instrumentistes, sinon ce sera joué au clavecin.

NB pour une audition dans les meilleures conditions : prière d’envoyer les copies des accompagnements en .pdf à l’avance par e-mail. On peut venir avec son accompagnateur.

Option : nous mettrons à disposition des chanteurs des copies d’airs choisis qui leur permettront d’avoir un aperçu des rôles et qu’ils pourront présenter s’ils le veulent (mais ce n’est nullement une obligation).

Instrumentistes

10 minutes de musique maximum (les reprises sont  facultatives)

  • cordes : 2 ou 3 mouvements contrastés d’une fantaisie, sonate ou partita pour violon, alto/viola, ou violoncelle seuls (Telemann, Bach…) – et 1 ou 2 mouvements avec basse continue d’un style proche (Corelli, Biber, Haendel…).
  • contrebasse ou violone : nous consulter
  • clavecin et théorbe : 2 pièces ou extraits de cantates dont au moins un récit – venir si possible avec un instrument de dessus ou un chanteur. Au besoin, nous consulter.

Limite d’âge

Les moins de 30 ans sont prioritaires, mais des exceptions sont possibles.

Télécharger le dossier de candidature

Cliquer ici pour le télécharger

  • Le dossier de candidature est à envoyer, au plus tard 3 jours avant la date d’audition choisie, à production@leparlementdemusique.com ou par voie postale à l’adresse suivante : Le Parlement de Musique – 17 Grand Rue – F-67000 STRASBOURG

NB : si audition, l’envoi d’enregistrements est facultatif.

  • Si impossibilité de participer aux auditions : envoi du dossier de candidature électronique avec extraits audio et/ou vidéo avant le 25 mars 2018

Pour plus d’informations

  • Tél : 00 33 3 88 32 20 13
  • E-mail : production@leparlementdemusique.com

[1] L’ouvrage a été présenté en Belgique en 2003 par l’Opéra des Flandres sous la direction de Florian Heyerick et dans une mise en scène de Gabriele Rech. Nous les remercions pour la mise à disposition de la partition.

Last concert : Andlau

 

C’est la première fois que l’Atelier Génération Baroque était accueilli à Andlau, dans la Chapelle Saint André, vénérable église classée, au milieu de son cimetière et dominant la très jolie petite ville  au milieu des vignes. Elle était à  priori peu indiquée pour les joyeux Intermezzi mis au programme par Génération Baroque 2017  un récital de frasques en musique – bien que ne servant plus que très exceptionnellement au culte. Mais la vaste Chapelle Saint André (qui plus est, sous la pluie) a été transformée par la magie de la musique, par le talent des chanteurs et des musiciens et par les lumières de Christian Peuckert en un théâtre du rêve et du rire pour la plus grande joie du public – qui a très largement manifesté son enthousiasme par des applaudissements sans fin.

Parmi les réactions : « …Spectacle remarquable, un régal pour l’oreille et les yeux et le meilleur remède contre la neurasthénie » (OperaDatabase.com) ; Phantastische Aufführung gestern Abend in Andlau. Tolle Stimmen und Instrumente und dazu eine Spielfreude, die man so von den etablierten Häusern gar nicht mehr kennt. Barocke Kammeroper, wie es besser nicht geht! (Manfred Hammes, auditeur, auteur et journaliste) ; etc…

C’était, à n’en pas douter, l’une des deux meilleures cuvées de l’histoire de Génération Baroque. L’adéquation du grand talent du metteur en scène Carlos Harmuch avec l’ouvrage, et avec l’esprit juvénile, pétillant et impertinent de Génération a fait merveille. Avec Anita Fuchs, scénographe inventive et malicieuse et Martin Gester, inspiré et porté par une équipe de chanteurs-acteurs aussi doués qu’acharnés au travail, le plaisir et le talent s’épaulaient et gagnaient à tous les étages dans une symbiose parfaite.

Quelle fête !