Roueries

C’est entre deux histoires burlesques que se déroule l’action. Deux jeunes femmes, Vespetta et Livietta, prennent pour cible deux hommes qui sont loin de soupçonner les intentions vengeresses de leurs interlocutrices.

Que ce soit en se faisant passer pour une sainte ou pour un jeune homme parisien, elles mettent en œuvre ruses et astuces toutes aussi loufoques les unes que les autres dans l’unique but de se venger.

L’une souhaitant venger son frère et l’autre voulant troquer son statut de soubrette contre celui de femme fortunée, elles profitent toutes les deux de la naïveté de leur cible, qu’elles réussissent évidemment à duper.

Flyer_GB_Pimpinone_Franz_Finale_Druck

Dans le spectacle de Génération Baroque, l’intermède de Telemann, Pimpinone, devient l’action principale et celui de Pergolèse, Livietta & Tracollo, devient l’intermède qui s’amuse d’en être la répartie.

A la fin, il n’y a plus d’envers et d’endroit, tout étant dans l’état où l’on aime que les choses restent, le temps d’un spectacle : sens dessus dessous.

DISTRIBUTION

 

20171103_113952

PIMPINONE

Radoslava Vorgič (Vespetta)

Niklas Mallmann (Pimpinone)

 

 

 

20171104_113054

 

LIVIETTA & TRACOLLO

Alessia Schumacher (Livietta)

Johannes Schwarz, Tracollo

2 acteurs muets (= les chanteurs de Pimpinone)

 

ORCHESTRE

9 cordes, clavecin, théorbe

20171106_155219

LES MUSICIENS

A l’inverse des instrumentistes, qui pour la plupart pratiquent la musique ancienne au quotidien, les chanteurs pratiquent autant de styles que le répertoire vocal leur propose. A l’exception de la chanteuse Radoslava Vorgič qui se spécialise dans la musique ancienne, ils se sont décidés à participer à ce projet dans le but d’explorer et de profiter des méthodes vocales utilisées dans l’opéra baroque, plus particulièrement dans l’opéra buffa.

En effet l’opéra classique ou romantique comporte de nombreux rôles au sein d’une même œuvre, ce qui rend les interventions plus ou moins variées en fonction du rôle que les chanteurs se voient attribués. De plus ce style exige avant tout l’utilisation d’une voix pleine et imposante étant donné les effectifs orchestraux importants de ces périodes.

Quant aux Intermezzi baroques, ils exigent des chanteurs une présence permanente puisque seuls deux personnages font l’action. Ici, les voix s’allègent tant le style et les techniques l’imposent.  Dans le cas de l’opera buffa, le comique des situations s’apparente à celui des premières pièces de Molière encore largement inspirées de la commedia del arte, ce qui donne au projet un caractère extrêmement ludique sans pour autant être moins exigeant.  

En définitif, les chanteurs allient rigueur, plaisir et amusement dans un projet qui mêle à la fois musique et théâtre. Le tout préparé en moins de deux semaines, leur investissement ainsi que celui des musiciens, du metteur en scène Carlos Harmuch et du directeur musical Martin Gester est la promesse d’un spectacle riche en talent et en émotions.

Salomé, harpiste

IMBROGLIOS, Telemann 2017

Telemann : Pimpinone & Pergolesi : Livietta e Tracollo

Auditions finies : grande cuvée 2017

Les auditions pour la sélection 2017 de Génération Baroque autour de Pimpinone de G.P. Telemann et Pergolèse dans plusieurs villes bordant le Rhin (Bâle, Strasbourg, Trossingen, Francfort – bon, là, on s’éloigne un peu du Rhin, mais l’esprit y est encore…) se sont achevées. Nous pouvons dès à présent annoncer un excellent cru !

Le spectacle promet d’être ébouriffant. Pour sa diffusion, le Parlement de Musique peut compter sur l’AMIA (Amis de la Musique Ancienne). Spectacles exceptionnels d’intérêt et vraiment « tous publics » 

distribution finale / final cast

sopranos

  • Alessia Schumacher, Livietta
  • Radoslava Vorgić, Vespetta

barytons

  • Niklas Mallmann, Pimpinone
  • Johannes Schwarz, Tracollo

violons

  • Linda Priebbenow (solo, leader)
  • Katarzyna Szewczyk (solo)
  • Sang Eun Ju
  • Charlotte Gerbitz
  • Marine Mairet
  • Isabél Soteras

alto/viola : Anna Aleksandrow

violoncelle : Adrien Wiot

contrebasse : Benoît Bératto

clavecin 1 : Inés Moreno

clavecin 2 : Weronika Konstancya Stalowska

théorbe : Jonathan Funck

Regard sur Alceste, 2016

Lilia Dornhof, soprano et vidéaste, et qui a participé à la session comme Proserpine et Nymphe de la Gloire – et, comme sur la photo, comme ombre plaintive aux Enfers, c’est celle du milieu – , a constitué ce petit reportage. Merci à elle.

Regards sur GB 2016 : Alceste
une video-reportage de Lilia Dornhof.

https://youtu.be/d1mbTBImF7c

Vidéo intégrale du concert de Strasbourg :

Große Oper in Endingen

Opernstudio der zwei Rheinufer « Generation Baroque » begeistert bei erneutem Gastspiel im Endinger Bürgerhaus.

Ein außergewöhnliches Erlebnis war die Opernaufführung am Donnerstagabend im Endinger Bürgerhaus.

ENDINGEN. Zum zweiten Mal gastierte am Donnerstagabend das Opernstudio der zwei Rheinufer « Generation Baroque » aus Straßburg in Endingen. Und wieder war das Publikum hingerissen von der Wirkung einer von jungen Künstlern hochkarätig besetzten Oper, die zum Greifen nah auf Augenhöhe mit den Musikern im Bürgersaal erlebt und genossen werden konnte.

« Es ist unglaublich, dass wir solche Stars hier in Endingen erleben dürfen », schwärmt Heidrun Schaeffert. Sie gehört zu denjenigen, die sich nach dem Besuch der Aufführung des Opernateliers im vergangenen Jahr im Bürgerhaus diese « zweite Chance » nicht entgehen lassen wollte: « Es ist ein Privileg, hier sein zu können. » Endingen sei die einzige Stadt in Deutschland, in der das Opernensemble gastiere, betont auch Annette Greve von den Deutschen Kammerschauspielen, das die Aufführung möglich gemacht hat. Sie genieße zudem die Tatsache, dass das Ensemble just am 49. Geburtstag der Deutschen Kammerschauspiele an den Kaiserstuhl komme. Greve: « Das ist das schönste Geburtstagsgeschenk für uns. »

Ein Geschenk ist die Operndarbietung « Alceste oder der Triumph des Herkules » wohl für jeden der rund 70 Gäste im Bürgerhaus. Ungewöhnlich ist beispielsweise schon die asymmetrische und sehr ansprechende Anordnung der Aktionsbereiche im Saal – nicht weitab auf der erhöhten Bühne, sondern ganz nah unmittelbar am Publikum. Bestechend, wie Orchester und Chor zwei Flügel bilden, aus denen sich die Solisten heraus lösen, ohne dass das vollständige Ensemble in den Hintergrund rückt.

« Es ist eine international besetzte Crew « , stellt Martin Gester in seiner Einführung die Zusammensetzung vor. Viele junge Künstler kämen aus dem Dreiländereck und alle seien « ausgesucht », so der musikalische Leiter. « Die Solisten zaubern mit illustren Szenen musikalische Miniaturen in die konzertante Aufführung hinein », erklärt er die Besonderheiten der neuen Produktion.

Als die 1674 komponierte Oper anlässlich des Sieges Ludwigs XIV gegen die deutsche Freigrafschaft Burgunds zum ersten Mal in Paris zur Aufführung gekommen sei, war das in der französischen Metropole « das Ereignis des Jahres » , veranschaulicht Gester die historischen Hintergründe. Er umreißt das Geschehen der in französischer Sprache gesungenen Oper als griechische Tragödie von einer entführten Prinzessin, zurückgewiesenen Gottheiten und übernatürlichen Kräften: « Krieg war edle Kunst damals! »

Entsprechend symbolträchtig und ausladend in ihrer Ausdruckskraft die Inszenierung: Die Prinzessin Alceste opfert sich der Liebe und am Ende triumphiert nicht die Gewalt, sondern die noble großherzige Geste. Ein Stoff, wie geschaffen für große Soloauftritte und bewegend-leidenschaftliche Orchestermusik.

Das Publikum fesseln vor allem die unangestrengten, klaren und sehr frischen Stimmen. « Ich habe das Gefühl, sie singen nur für mich », beschreibt beispielsweise Günter Rothgerber die Wirkung. Immer wieder betont der Besucher aus Sasbach, dass er es kaum fassen könne, fast vor der Haustüre so eine großartige Darbietung genießen zu können. Viele Gäste teilen diese Einschätzung: « Diese Stimmen! » hört man immer wieder schwärmen. In der Kraft des Ausdrucks, in ihrem Habitus und ihrer Art, sich die Charaktere einzuverleiben, scheint jeder der jungen Leute über sich hinaus zu wachsen. Am Ende bedankt sich das hingerissene und beeindruckte Publikum mit Minuten langem Applaus. Es ist ein Abend, den keiner so schnell vergessen wird.

Badische Zeitung 14 Nov 2016

« Concert sur l’Alceste » : le cru 2016

Nous avons le plaisir de confirmer la sélection des participants à la session 2016 de Génération Baroque.

dessus

  • Véronique Housseau : Alceste
  • Marie Christine Köberlein : Thétis, Nymphe
  • Aurora Peña Llobregat : Céphise
  • Lilia Dornhof : Proserpine, Gloire

hautes contres

  • Mathieu Peyregne : Lychas, Phérès
  • Marc Scaramozzino : Alecto, Apollon

tailles

  • Maxime Duché : Admète
  • Takeharu Tanaka: Phérès

basses tailles

  • Jaroslaw Kitala : Alcide
  • Pierre Beller : Licomède, Eole

basses

  • Felipe Carrasco : Straton, Charon
  • Maxime Saiu : Cléante, Pluton

violons

  • Sayaka Shinoda
  • Elvira Martinez Gabaldón
  • Alexander Pilchen
  • Adèle Winckler
  • Linda Przybiernow
  • Céline Steiner

haute contre et taille de violon

  • Murielle Pfister
  • Sara Goméz

basse de violon

  • Bruno Hurtado

viole de gambe (basse continue)

  • Julie Petit

hautbois et flûtes à bec

  • Aurélien Laizé (1er htb, 2e fl)
  • Lucile Tessier (2e htb, 1e fl)

basson

  • Kamila Wysłucha

clavecin

  • Nicolas Venner
  • Clémence Schweyer (assistante)

théorbe

  • Jonathan Funck

percussion

  • Laurent Sauron