Diana : des images

Cupido (Vera Hiltbrunner) & Aurilla (Janina Staub)

Reinhard Keiser : Diane ou la Vengeance de Cupidon – des images 

Moments de la représentation en avant-première (actes 1 & 2) à Amilly, Espace Jean Vilar, le 9 mai 2018, à la fin d’une résidence de 8 jours pour la création de l’ouvrage.

  • Diana : Elizaveta Belokon
  • Cupido : Vera Hiltbrunner
  • Aurilla : Janina Staub
  • Endimion : Belinda Kunz
  • Silvano : Carlos Arturo Gómez Palacio
  • Tirsi : Santiago Garzón Arredondo
  • violon : Karolina Habalo
  • violoncelle : Felix Thiedemann
  • clavecin 1 : Johannes Rake
  • Mise en scène : Benjamin Prins
  • Assistante : Pénélope Driant
  • Scénographie : Anita Fuchs
  • Lumières : Benjamin Prins & Fabio Fainelli (création), Stéphane (plateau).
  • Direction musicale et supervision : Martin Gester
  • Administration et production : Sabine Fourel
  • Assistante et photos : Weronika Stalowska

La production se poursuivra en Moselle, Alsace et Pays de Bade (All.) (et ailleurs ?) avec la totalité du spectacle entre les 14 et 18 novembre prochain (2018)

 

 

 

Diana : distribution / cast

Voici la distribution de Diana / oder der sich rächende Cupido (« Diane / ou la Vengeance de Cupidon ») de Reinhard Keiser par Génération Baroque 2018.

This is the cast of Keiser’s « Diana / or The Avenging Cupid » as performed by the opera-studio Generation Baroque 2018.

NB Certains postes (*) ne sont pas encore confirmés, d’autres, pour la session de novembre, restent ouverts aux candidatures. / Some roles(*) need to be confirmed, some are still open (2d session).

  • Diana : Elizaveta Belokon
  • Cupido : Vera Hiltbrunner
  • Aurilla : Janina Staub
  • Endimion : Belinda Kunz
  • Silvano : Carlos Arturo Gómez Palacio
  • Tirsi : Santiago Garzón Arredondo

Instruments (Session de novembre sauf précision / 2d session, Nov., unless otherwise stated)

  • vl 1 : Karolina Habalo* (sess. 1&2)
  • vl 2 : Tiphaine Hervouet
  • vla : still open
  • vlc : Felix Thiedemann (sess. 1&2)
  • vlne : Valeria Sanchéz
  • ob/rec : still open
  • fag : Mariana Parás Peña
  • theorbo : Andrea Antonel
  • hps 1 : Johannes Rake (sess. 1&2)
  • hps 2 : Weronika Stalowska

Stage Direction Assistent / Assistance à la mise en scène

  • Pénélope Driant
Merci à tous ceux qui ont postulé, auditionné, qui ont manifesté leur intérêt. Des artistes pleins de promesses n’ont pu être retenus, un casting n’est pas un concours : une troupe et un ouvrage scénique imposent une cohérence, et nous avons fait de notre mieux pour concilier et la jeunesse, et le talent, et l’adéquation à l’ouvrage et au style de projet.
Nous souhaitons bienvenue aux participants, et à ceux qui n’en sont pas,  bon vent, en attendant de nous revoir peut-être.
Our thanks to all who applied, auditioned and showed an interest in this project. We were unable to select a number of highly promising artists, for a casting is not the same thing as an examination: to build up a troupe of performers for a stage work imposes the need for coherence, and we had to do our best to combine youth, talent, and suitability for the piece and the style of the project.

We welcome those who have been selected while wishing good luck in the future to everyone and hoping to see some of you again very soon.

Reinhard Keiser : DIANA, 2018

Reinhard Keiser

Diana oder der sich rächende Cupido

(Diane ou la vengeance de Cupidon)

Hamburg 1712 – 1724

Génération Baroque 2018 propose une nouvelle session de travail scénique et musical et présentera, pour la première fois en France[1], un spectacle inédit à partir de l’ouvrage de Keiser : Diane, ou la vengeance de Cupidon.

Des auditions à Strasbourg, Paris, Francfort et Bâle donnent l’occasion à de jeunes musiciens professionnels, ou achevant leurs études dans les établissements d’enseignement supérieur, d’unir leurs talents en vue de l’interprétation de cet ouvrage original d’un compositeur aussi passionnant que peu joué.

La session aura lieu en deux phases : 2-9 mai et 8-18 novembre 2018. Elle intègrera la formation musicale et scénique des chanteurs et de l’ensemble instrumental et se terminera par des représentations données en divers lieux de la grande région Est.

L’ouvrage

Musicalisches Schau-Spiel – Action lyrique en allemand et en italien de Reinhard Keiser sur un livret de Johann Ulrich von König, d’après Endimione de Francesco de Lemene, représenté à Hambourg, Theater am Gänsemarkt en 1724.

La déesse Diane, ennemie jurée de l’Amour, menace de mort toute compagne qui y succombe. Pour montrer son pouvoir, Cupidon la blesse d’une de ses flèches, ce qui la fait tomber folle d’amour pour Endymion, un magnifique jeune homme qu’elle trouve endormi dans les bois. Une autre flèche blesse sa suivante Aurilla qui, elle aussi, est prise de passion pour Endymion, ce qui la fait rejeter les avances de Tirsis. Cependant, Endymion n’a que faire des deux femmes et, constamment, cherche à retrouver son amante perdue Dorinda. Après divers malentendus absurdes, il s’avère que Dorinda est son chien. Le « chasseur comique » Sylvano, ayant capturé Cupidon dans ses filets comme on attrape un oiseau, l’offre à Diane, et Cupidon persuade celle-ci de le libérer contre le fait de faire d’Endymion son amant. Aurilla, que Diane a d’abord changée en arbre pour avoir aimé Endymion, est libérée et joyeusement unie à Tirsis.

La Vengeance de Cupidon, l’un des ouvrages les plus séduisants du grand compositeur (trop peu joué, il a été un modèle pour Telemann et Haendel), est ainsi, pour Génération Baroque, après l’Italiana in Londra de Cimarosa et les intermèdes de Telemann et de Pergolesi, l’occasion de représenter à sa manière, fraîche et désinvolte, un nouvel épisode des imbroglios amoureux baroques.

Effectif (stagiaires)

Personnages
  • Cupido : soprano
  • Diana : soprano
  • Aurilla : soprano
  • Endimion : alto de préférence masculin
  • Tirsis : baryton
  • Silvano : tenor
Orchestre
  • hautbois/flûte à bec
  • basson
  • violons
  • alto
  • violoncelle
  • contrebasse ou violone en ré
  • théorbe
  • claveciniste chef de chant stagiaire
  • clavecin
Encadrement
  • Direction musicale et d’ensemble : Martin Gester
  • Mise en scène : Benjamin Prins
  • Scénographie : Anita Fuchs
  • Coach vocal : Ulrike Hofbauer

Modalités de participation

Les candidats seront auditionnés et une sélection sera faite en fonction de la qualité de la prestation, de la motivation, de l’adéquation musicale et scénique aux rôles proposés et de l’âge.

Une condition sine qua non est l’engagement à la disponibilité à toutes les dates de la session (attention : la période varie entre chanteurs, continuo et orchestre).

Il est proposé quatre lieux et dates d’auditions : Strasbourg, Paris, Bâle et Francfort.

En cas d’impossibilité ou de difficulté à participer à l’une d’entre elles, les candidats pourront envoyer des enregistrements : vidéo (max 720p) pour les chanteurs ; audio (MP3) ou vidéo pour les instrumentistes.

Etapes

Dépôt des dossiers de candidature 3 jours avant la date d’audition choisie

pour le 25 mars 2018, en cas d’envoi d’enregistrements

Dates des auditions (France, Allemagne et Suisse)

  • Francfort- Dr Hoch’s Konservatorium : mercredi 28 février 2018
  • Bâle – Schola Cantorum Basiliensis : samedi 3 mars 2018
  • Strasbourg – Cité de la Musique : lundi 5 mars 2018
  • Paris – Conservatoire National Supérieur de Musique : mardi 6 mars 2018

Annonce de la distribution finale pour le 2 avril 2018

1ère résidence à Amilly (environ 150 km de Paris) du 2 au 9 mai 2018 (chanteurs, clavecins, violon, violoncelle : travail musical et scénique et concert/show case final).

2ème résidence au Couvent de Sarrebourg (Lorraine) du 8 au 15 novembre 2018 (chanteurs et continuo) et du 10 au 15 novembre 2018 (ensemble instrumental)

3 ou 4 représentations en Lorraine, Alsace, Allemagne du 15 au 18 novembre 2018

Conditions financières

  • Les participants sont totalement défrayés durant l’ensemble de la session SAUF le voyage A/R depuis leur domicile, qui est à leur charge.
  • Le concert/show case du 9 mai et 2 représentations de novembre font partie de la formation. Dès le 3ème concert, les artistes sont rémunérés à une hauteur qui sera fixée ultérieurement.

Programme de l’audition

Chanteurs :

2 airs de Keiser, Haendel, Telemann, Scarlatti ou similaire pour voix accompagnée au clavecin

  • de caractères contrastés
  • l’un en allemand, l’autre en italien
  • l’un des airs précédé d’un récitatif significatif
  • s’il y a des instrument(s) obligé(s), il faut venir avec ses instrumentistes, sinon ce sera joué au clavecin.

NB pour une audition dans les meilleures conditions : prière d’envoyer les copies des accompagnements en .pdf à l’avance par e-mail. On peut venir avec son accompagnateur.

Option : nous mettrons à disposition des chanteurs des copies d’airs choisis qui leur permettront d’avoir un aperçu des rôles et qu’ils pourront présenter s’ils le veulent (mais ce n’est nullement une obligation).

Instrumentistes

10 minutes de musique maximum (les reprises sont  facultatives)

  • cordes : 2 ou 3 mouvements contrastés d’une fantaisie, sonate ou partita pour violon, alto/viola, ou violoncelle seuls (Telemann, Bach…) – et 1 ou 2 mouvements avec basse continue d’un style proche (Corelli, Biber, Haendel…).
  • contrebasse ou violone : nous consulter
  • clavecin et théorbe : 2 pièces ou extraits de cantates dont au moins un récit – venir si possible avec un instrument de dessus ou un chanteur. Au besoin, nous consulter.

Limite d’âge

Les moins de 30 ans sont prioritaires, mais des exceptions sont possibles.

Télécharger le dossier de candidature

Cliquer ici pour le télécharger

  • Le dossier de candidature est à envoyer, au plus tard 3 jours avant la date d’audition choisie, à production@leparlementdemusique.com ou par voie postale à l’adresse suivante : Le Parlement de Musique – 17 Grand Rue – F-67000 STRASBOURG

NB : si audition, l’envoi d’enregistrements est facultatif.

  • Si impossibilité de participer aux auditions : envoi du dossier de candidature électronique avec extraits audio et/ou vidéo avant le 25 mars 2018

Pour plus d’informations

  • Tél : 00 33 3 88 32 20 13
  • E-mail : production@leparlementdemusique.com

[1] L’ouvrage a été présenté en Belgique en 2003 par l’Opéra des Flandres sous la direction de Florian Heyerick et dans une mise en scène de Gabriele Rech. Nous les remercions pour la mise à disposition de la partition.

Génération Baroque 2017: IMBROGLIOS

G.P. Telemann & G.B. Pergolesi: Intermezzi

Georg Philip Telemann: Pimpinone oder Die Ungleiche Heirat
& Giovanni Battista Pergolesi: Livietta e Tracollo 


Français

 

Huit ans avant La Serva Padrona de Pergolèse, Pimpinone traite un thème comparable: la coquette et rusée Vespetta (la petite guêpe, en italien) se fait engager, puis épouser, par le vieux Pimpinone, qui en est réduit à devenir un mari soumis.

Dans le spectacle de Génération baroque, à l’intermède de Telemann se trouvera imbriqué celui de Pergolèse Livietta e Tracollo. Celui-ci raconte une autre histoire, tout aussi ébouriffée avec ses travestissements. D’intermède en allemand et en italien, Pimpinone devient l’action principale et Livietta e Tracollo (en italien avec du français)  l’intermède qui s’amuse d’en être la répartie. Si bien qu’à la fin, il n’y a plus d’envers et d’endroit, tout étant dans l’état où l’on aime que les choses restent, le temps d’un spectacle : sens dessus dessous, pour la plus grande joie du spectateur.

Des auditions dans plusieurs villes bordant le Rhin et à Paris donnent l’occasion à de jeunes musiciens professionnels ou achevant leurs études dans les établissements d’enseignement supérieur d’unir leurs talents en vue de l’interprétation d’un programme lyrique.

La session, qui aura lieu en novembre 2017, intègrera la formation musicale et scénique des chanteurs et de l’orchestre et se terminera par des représentations données en des lieux divers.

Effectif (stagiaires) 

  • Pimpinone : soprano et baryton (italien et allemand) également acteurs muets de Livietta e Tracollo
  • Livietta e Tracollo : soprano, baryton (italien et français)
  • orchestre ( instruments « anciens » ) :
    • 6 violons
    • alto
    • violoncelle
    • contrebasse
    • clavecin
    • théorbe
    • chef de chant stagiaire

Encadrement

  • Mise en scène : Carlos Harmuch
  • Scénographie : Anita Fuchs
  • Coach vocal : Kai Wessel
  • Coach instrumental : Stéphanie Pfister
  • Lumière : Christian Peuckert
  • Direction musicale et d’ensemble : Martin Gester

Etapes 

  • annonce de la distribution finale pour le 15 juin
  • résidence au Couvent / Sarrebourg du 1er au 9 nov 2017 (chanteurs et continuo), 6-9 (orchestre)
  • 4 représentations en Lorraine, Alsace, en pays de Bade (D) les 9-12 novembre

NB diapason 415

Conditions financières

Les participants sont totalement défrayés durant l’ensemble de la session.
Seul le voyage A/R depuis leur domicile est à leur charge.
Deux concerts font partie de la formation. Dès le 3e concerts, les artistes sont rémunérés.

Limite d’âge

moins de 30 ans prioritaires, sans rigueur

Pour un complément d’infos :

DEUTSCH

Acht Jahre vor Pergolesis La Serva Padrona behandelt Pimpinone ein ähnliches Thema: die kokette und gewitzte Vespetta (die kleine Wespe, auf Italienisch) wird vom alten Pimpinone erst angestellt, dann geheiratet, dem aber dann nichts mehr übrigbleibt, als ein unterworfener Ehemann zu werden.

In Génération Baroques Schauspiel wird in Telemanns Intermezzo das von Pergolesi, Livietta e Tracollo, eingefügt. Dieses erzählt eine eigene, genauso üppige Geschichte mit ihren eigenen Maskeraden. Das italienisch- und deutschsprachige Intermezzo Pimpinone wird also zur Haupthandlung, und Livietta e Tracollo (auf Italienisch, hie und da mit etwas Französisch gemischt) zum eigentlichen Zwischenspiel, welches sich daran amüsiert, das Gegenstück zum anderen zu spielen. Sodass letzten Endes falsch herum von richtig herum nicht mehr zu unterscheiden ist, alles bleibt nämlich für die Dauer der Aufführung und zur großen Freude der Zuschauer so, wie man es eigentlich mag, und zwar wüst und wirr und kunterbunt. 

Probespiele in mehreren Städten entlang des Rheins und in Paris bieten entweder jungen professionellen oder ihren Studiengang an Musikhochschulen bald abschließenden Musikern die Gelegenheit, ihre Talente in der Aufführung eines lyrischen Werkes zu vereinen. 

Das Projekt, das im November 2017 stattfinden wird, soll die musikalische und szenische Anleitung der Sänger und des Orchesters zum Inhalt haben, und durch Aufführungen an unterschiedlichen Orten abgeschlossen werden.

visuel

Besetzung (Praktikante) 

  • Pimpinone : Sopran und Bariton (Deutsch und Italienisch), dieselben sind auch stumme Schauspieler in Livietta e Tracollo
  • Livietta e Tracollo : Sopran und Bariton (Italienisch und auch ein wenig Französisch)
  • Orchester ( « alte » Instrumente ) :
    • 6 Violinen
    • Viola
    • Violoncello
    • Kontrabass
    • Cembalo (continuo)
    • Theorbe
    • Cembalo und Sängercoach (möglichst mehrsprachig)

Ausbilderteam

  • Regie : Carlos Harmuch
  • Bühnenbild : Anita Fuchs
  • Licht : Christian Peuckert
  • Sängercoach : Kai Wessel 
  • Streichercoach : Stéphanie Pfister
  • Musikalische und Gesamtleitung : Martin Gester

Phasen 

  • Bekanntmachung der endgultigen Besetzung  am 15. Mai. 
  • Arbeitsphase am « Couvent St Ulrich – Sarrebourg » vom 1. bis zum 9. November 2017 (Sänger & Continuo), vom 6. bis zum 9. (Orchester)
  • 4 Vorführungen in  Lothringen, Elsaß, Baden-Württemberg ab 9. November. 

 

Tonhöhe : 415

Finanzielle Bedingungen

Für die Teilnehmer werden die Unkosten während der ganzen Arbeitsphase übernommen.
Nur die Reise – Hin- und Rückweg – geschieht auf eigene Kosten.
Zwei Konzerte gehören zur Arbeitsphase. Ab dem 3. Konzert werden alle Mitwirkende bezahlt.

Altersgrenze : 

im Prinzip bis 30, aber wir bleiben flexibel…

Für weitere Infos :


Das Opernatelier Generation Baroque 2017  wird unterstützt von :  
  • Ministère de la Culture, DRAC Grand Est
  • OFAJ / DFJW (Office Franco-Allemand pour la Jeunesse, Das Deutsch-Französische Jugendwerk)
  • Fondation Rhénane pour la Culture / Kulturstiftung Oberrhein
  • FEFA (Fondation Entente Franco-Allemande)
  • Le Couvent – Sarrebourg
  • Agence Culturelle d’Alsace.

 


ENGLISH

Eight years before Pergolesi’s La serva padrona, Pimpinone treats a similar subject: the wily coquette Vespetta (‘little wasp’ in Italian) is hired by, then marries the elderly Pimpinone, who ends up as a hen-pecked husband.

In the Génération Baroque production, Telemann’s intermezzo will be intertwined with another one, by Pergolesi, entitled Livietta e Tracollo. This tells a quite different but equally amusing story, full of disguised characters. Instead of an intermezzo, Pimpinone now becomes the principal action, with Livietta e Tracollo as the intermezzo, as if amused to answer it back. By the end total confusion reigns, just as we like it to in the theatre: the whole situation is turned upside down, to the audience’s delight.

Auditions are held in several cities of the Rhine area and in Paris, which give young musicians, already launched on a professional career or completing their postgraduate studies in Conservatories the opportunity to combine their talents in the performance of an operatic programme.

The session, which will be held in November 2017, will include a period of musical and stage training for the singers and orchestra and end with a series of performances in various venues.

Forces required (trainees) 

Singers:

  • Pimpinone: soprano, baritone (roles sung in Italian and German), who also play non-singing roles in Livietta e Tracollo
  • Livietta e Tracollo: soprano, baritone (roles sung in Italian and French)

Orchestra (« early » instruments) :

  • six violins
  • viola
  • cello
  • double bass
  • harpsichord
  • theorbo
  • trainee répétiteur

Faculty

  • Stage director: Carlos Harmuch
  • Scenography: Anita Fuchs
  • Lighting designer: Christian Peuckert
  • Vocal coach : Kai Wessel
  • Strings coach : Stéphanie Pfister
  • Musical and overall director: Martin Gester

Calendar 

  • Final list of participants announced on 15 June
  • Residence at Le Couvent, Sarrebourg from 1 to 9 (singers and continuo) and 6 to 9 November 2017 (orchestra)
  • 4 performances in Lorraine, Alsace and Germany from November 9th.

 

Pitch : 415

Financial conditions

The participants are totally paid the expenses during the whole session.
Only the journey  (return travel from their home) is at their expense. 

Two concerts are part of the training. From the third concert, the artists are paid.

Age limit :

priority is given to applicants aged less than thirty, but there is no strict rule

For further information, contact:

 


The 2017 session of Génération Baroque receives support from DRAC Grand Est, the OFAJ, the Fondation Rhénane pour la Culture / Kulturstiftung Oberrhein, the FEFA, Le Couvent – Sarrebourg and the Agence Culturelle d’Alsace.

Dans la presse…

ODB-Opera

(à propos de la représentation de Barr, Alsace, le 31 octobre)
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Barr, 31 octobre 2015

« Le livret avait tout pour plaire en cette fin de dix huitième siècle (…)
Le finale du premier acte est particulièrement important, il dure près de dix sept minutes. Il commence dans un tempo modéré et finit prestissimo au fil d’une impressionnante accélération freinée en son milieu quand Don Polidoro chante une sérénade napolitaine authentique… Dans la scène ultime afin de traduire le désarroi qui saisit tous les protagonistes, Giuseppe Petrosellini utilise la métaphore des occupants d’un navire surpris par une violente tempête: « Son qual nave in mar turbato fra l’orror della tempesta…. Ce passage, en dépit d’un petit orchestre et les cinq passagers du navire en déroute, est d’une rare puissance.
L’Italiana in Londra est un jalon important sur la route qui mène aux chefs-d’oeuvre de Domenico Cimarosa que sont Le Trame deluse (1786) et Il Matrimonio segreto (1792).

Il s’agit de la première création de cet opéra en France depuis l’adaptation de 1801…
La scène qui se déroule à une époque indéterminée est décorée de panneaux évoquant la capitale britannique et des intérieurs bourgeois. Comme dit dans la présentation du spectacle, l’action nous plonge dans un univers à la fois amoureux et burlesque qui est celui de la comédie napolitaine, sur fond de montée de la bourgeoisie et du commerce international. La direction d’acteurs très précise, participe activement à la caractérisation des personnages qui avec l’aide de la musique , acquièrent une humanité authentique. A noter que la plupart des récitatifs secs ont été remplacés par des dialogues en français résumant avec efficacité l’intrigue qui se déroule à toute vitesse. Le fait que les artistes proviennent de différents pays européens, est en totale cohérence avec le livret.

Graziana Palazzo (soprano) est Livia, l’Italienne. Elle chante deux parmi les plus beaux airs de la partition. Si dans le premier, elle n’avait pas tout à fait pris ses marques, par contre dans les ensembles et surtout dans le second air, Dunque per un infido…, elle donna la pleine mesure de son talent et nous enchanta de sa belle voix au legato parfait. Eva Maria Soler Boix (mezzo soprano) donna une version désopilante du rôle de madame Brillante. Elle n’est pas seulement une comédienne née mais encore une chanteuse d’exception dont la voix se projette hardiment. Francisco Javier Manalich (ténor) incarna Sumers, le négociant hollandais, avec beaucoup d’intelligence et des moyens vocaux très convaincants. German Enrique Alcantara fit preuve de capacités vocales remarquables dans des airs au registre très tendu notamment dans le fameux Sire, Io vengo a vostri piedi…. Enfin, Jaroslaw Kitala (baryton) fit preuve d’un tempérament comique hors du commun et nous régala de sa belle voix bien projetée. A noter que les cinq protagonistes firent vibrer la salle dans le magnifique ensemble qui clôt l’acte I, clou du spectacle. Les cinq comédiens-chanteurs évoluèrent souvent parmi les spectateurs en les prenant parfois à témoin à la grande joie du public.
Martin Gester assura le direction de l’orchestre et des chanteurs avec son autorité habituelle. Les membres de l’orchestre, jouant sur instruments anciens dans une optique historiquement informée, firent preuve de capacités techniques et expressives remarquables dans des tempi souvent très rapides.. D’excellents cors naturels apportèrent à l’orchestre l’assise harmonique, garants d’une belle sonorité d’ensemble ».

http://www.odb-opera.com/viewtopic.php?f=6&t=16570&p=262718#p262718

 

Große Oper in der südbadischen Provinz

Das Straßburger Opernatelier « Génération Baroque » mit « Eine Italienerin in London » in Endingen.

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« Es gibt Angebote, die kommen vielleicht nur einmal im Leben – und dann muss man zugreifen, ohne zu überlegen. Glücklich diejenigen, die das gemacht und das in Deutschland einmalige Gastspiel des renommierten Straßburger Opernateliers der zwei Rheinufer « Génération Baroque » mit der Komischen Oper « Eine Italienerin in London » am Dienstag im Bürgerhaus Endingen besucht haben.

Der Endinger Direktorin der Deutschen Kammerschauspiele war es zu verdanken, dass die Menschen am Kaiserstuhl diese « Sternstunde » erleben durften. Die in Berlin tätige Bühnenbildnerin Anita Fuchs aus Freiburg hatte den Kontakt zu Anette Greve eingefädelt. Dass die Offerte von dem bekannten Straßburger Instrumental- und Vokalensemble « Le Parlement de Musique » eine wohl einmalige Chance für das Kaiserstuhlstädtchen ist, war ihr sofort bewusst. Ungeachtet der kurzen Vorlaufzeit fand das Projekt auch auf dem Endinger Rathaus sofort Fürsprecher und so sah sich das begeisterte Publikum am Dienstagabend einem international zusammengesetzten Ensemble aus überragenden jungen Musiktalenten gegenüber. « Sie studieren in Straßburg, Paris oder in Trossingen und haben sich für dieses Opernprojekt nur für kurze Zeit zusammengefunden », sagte Projektleiter Martin Gester und fügte hinzu: « Vor einigen Wochen haben sich diese begabten jungen Leute noch nicht gekannt – aber ich bin mir sicher, dass sie sich im Lauf des Lebens immer wieder finden. Die intensive Zeit kann niemand von uns vergessen. »

Unvergesslich wurde der Opernabend in Endingen auch für das Publikum: Die erfrischende Aufführung der komischen Oper des italienischen Komponisten Domenico Cimarosa war ein theatralisches Ereignis, dem die Zuhörer jede Minute gebannt folgten. Dass die Oper in französischer Sprache aufgeführt wurde, tat dem Genuss keinerlei Abbruch: Zu betörend waren die Gesangsdarbietungen und die lyrische Barockmusik des Orchesters. Weitgehend ohne technische Hilfsmittel wirkte die Strahlkraft der Stimmen und das Publikum war unvermittelt mittendrin im turbulenten « Intermezzo comico » im Londoner Gasthaus der Madame Brilliant.

Das Geschehen spiegelte sich in den kleinsten Gesten, im Ausdruck der Gesichter oder in der Haltung wieder, in der die Hände manchmal ein irrwitziges Eigenleben entwickelten. Beispielsweise Jaroslaw Kitala, der umwerfend beeindruckende Bariton: Er war – einschließlich seiner roten Jacke – ununterbrochen eine Augenweide als feuriger und einfältiger Don Pilodoro. Wie der sich unsichtbar Wähnende selig im Schoß von Madame Brillante versinkt, kann nicht mit Worten beschrieben werden.

Aber auch seine Mitspieler agierten als Sänger und Darsteller, wie man es im Endinger Bürgerhaus noch nie zuvor erlebt hatte. Für das Publikum war es zusätzlich eine Offenbarung, die Oper so nah zu erleben wie es in großen Metropolen (jemand erwähnte New York) mit keinem Opernglas möglich gewesen wäre.

Dass an diesem Abend so mancher Besucher zum Opernliebhaber avancierte, lag an der hohen Kunst und Ambition jedes einzelnen Mitwirkenden. Doch auch die gute Akustik im Bürgersaal hatte ihren Anteil am Genuss. So kam das Publikum der Ermunterung von Martin Gester zum Szenenapplaus gerne nach und dankte am Schluss minutenlang mit stehenden Ovationen. Sichtlich ergriffen von diesem Musikerlebnis rückte Anette Greve hinterher noch einmal die Strippenzieher des Projekts und den Regisseur Carlos Harmuch ins Scheinwerferlicht.

Weil sich das französische Opernatelier zur Aufgabe gemacht hat, junge Talente zu fördern und sich noch stärker im Oberrheingebiet etablieren will, besteht nach Martin Gester durchaus die Chance auf eine weitere musikalische Begegnung in der südbadischen Provinz: « zwischen Italien und London in Endingen. »

Badische Zeitung, 5-11-2015

Portraits et billets d’artistes

En français, en allemand, en anglais, peu importe. Génération Baroque est divers et aime la diversité, surtout quand elle secoue les habitudes et met sur orbite de nouvelles idées…

Maxime Duché, ténor. 
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Maxime Duché

Maxime chante Sumers, le riche commerçant hollandais. Lillois parisianisé, il a rejoint la production pour reprendre le rôle de Francisco Mañalich après la 3e représentation :  » Pour mes débuts avec Génération Baroque, j’ai pu constater que c’était un formidable lieu de rencontre sur le plan artistique et humain. Des artistes venant de milieux et de pays très divers. Ici la différence est une grande force.

J’aurais aimé écrire un petit mot pour chacun, je fais une petite dédicace à « Milord Alcantara » (ndlr : Germán Alcántara, qui chante Milord Arespingh) : Au delà d’une magnifique voix au timbre chaleureux, c’est aussi un mec super avec lequel on rigole beaucoup !!! Plusieurs personnes m’ont dit que nous formions un paire parfaite sur scène, quel dommage qu’il n’y ait pas un duo Sumers/Milord dans l’Italiana in Londra… peut être faudrait-il le créer ? »

Charlotte Sophie Kohl (violon / Violine) (Trossingen, D)
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Charlotte Sophie Kohl, Marine Mairet, Hsu-Mo Chien, violons 2

Charlotte étudie en ce moment à la Musikhochschule de Trossingen, spécialisée en musique ancienne (en Allemagne, on a décidé de spécialiser certaines institutions dans des domaines particuliers pour éviter la dispersion, contre-performante). Elle nous a confié : une telle expérience nous manque : nous faisons beaucoup de concerts, mais d’opéra peu, et mis en scène encore moins. Elle compte bien renouveler l’expérience : « qu’est-ce qu’il y a au programme l’an prochain ? « .

C’est elle qui a laissé aller sa plume au gré de ses impressions sur ses partenaires de l’orchestre (en marge : elle nous a confié qu’elle était en train d’écrire une pièce de théâtre). Voici ses billets :

Anna Rogers (violon 1, leader / Violine, Konzertmeisterin) (Basel, CH)
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Anna Liza Rogers, violon (leader), Antonio De Sarlo, Hachidai Saito, violons

Anna ist unsere 1. Geigenqueen. Sie ist zwar die kleinste im Orchester kann dies aber gut durch Witz, immer gute Laune und ihren britischen Charme wett machen. Für sie fängt die Tempogrenze erst bei Lichtgeschwindigkeit an. Und Starallüren müsste sie im Wörterbuch nachschauen, da ihr diese völlig unbekannt.

Manuel Dahme (clavecin / Cembalo) (Basel, CH/Stuttgart, D)
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Manuel Dahme, clavecin

Wenn die Musiker nach der Anzahl der zu spielenden Noten pro Minute bezahlt würden, wäre Manuel Millionär. Nicht nur, dass er jegliche Tempoangaben auch ohne Sicht, quasi blind erahnen kann, nein, er hat er auch die Fähigkeit, das Orchester vom Cembalo aus zu recht zu weisen, und manche Sängerin in Vertretung der Polizei von der Bühne zu führen.

Francesca Venturi (violon alto / Viola) (Frankfurt, D)
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Francesca Venturi, violon alto / viola

Francesca widerlegt sämtliche Vorurteile, dass Bratschen zu langsam sind. Dies stellt sie in ihrem Part im Orchester zur genüge unter Beweis. Oft ist sie das Metronom und wenn sie mal sechzehntel zu spielen hat, müsste man auf der Videoaufnahme die Funktion Slow Motion einstellen, um wenigstens in den Genuss von einer dieser unglaublich schnellen Noten von ihr zu kommen. Allerdings kommen diese nur in Verbindung von mehreren sechzehntel Noten zum tragen.

Samuel Casale (Italie/Strasbourg) & Johanna Bartz (flûtes / Flöten)  (Berlin, D/Basel, CH)
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Samuel Casale & Johanna Bartz

Johanna et Samuel se sont immédiatement entendus comme un duo clés en mains. A priori, la partition ne manquait pas d’occasions de faire la pause : à l’origine, ce sont les hautboïstes qui prenaient les flûtes pour certains airs. Qu’à cela ne tienne, ils ont su, comme cela se faisait, ajouter ici et là des parties en complément ou en échange des violons ou des hautbois, avec quelques conseils éclairés. Décoratifs, ils l’étaient aussi : le metteur en scène leur a réservé une place de choix entre les acteurs et l’orchestre. 

Berit Kumkar (cor / Horn) (Trossingen, D)

Bei Berit zeigt sich ihre Flexibilität nicht nur im schnellen wechseln der Bögen für Ihr Horn sondern auch in der Auswahl des Bieres. Hierbei ist es egal ob deutsches oder französisches…Hauptsache es ist genügend da! Diese Großzügigkeit zeigt sich oft ungewollt in ihrer Intonation von manchen Stücken, in denen sie eine Trefferquote von 83,5% hat (wobei diese prozentual mit der Größe der Bögen bzw tiefe der Töne abnimmt) Und wenn andere schon Richtung Bett wanken, hat sie immer noch ein Lied in der Karaokebar offen.

Jules Lézy (1er cor / 1. Horn) (Paris/Basel, CH)
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Eva Maria Soler, Francesca Venturi,  Jules Lézy, Anna Rogers, Berit Kumkar, Graziana Palazzo

Die berühmte Trinkfestigkeit der Blechbläser zeigt sich bei Jules nicht in der Menge der geleerten Biergläser sondern in der erfragten Anzahl der zur Auswahl stehenden Weinsorten. Auch sonst ist er ein super Gentleman. Und wenn es ums feiern geht, so ist für ihn die Party immer erst « morgen ».

Benjamins : le nouveau et l’ancêtre : Aurélien (hautbois) & Adrien (contrebasse)
Aurélien
Aurélien Laizé

Ils ont tous les deux 21 ans. Adrien Alix, contrebassiste de choc, a déjà accumulé une expérience appréciable au sein d’ensembles divers, si ce n’est renommés. Il était déjà du voyage en 2013 pour la production Orpheus de Telemann, benjamin imberbe de 19 ans, chouchou des violonistes. Mais cette fois, sa barbe triomphante lui donne des airs de jeune ancêtre, seul à être debout avec le chef, l’air maître de la situation – et il l’est, pleinement avec sa contrebasse à 3 cordes, l’attention à ce qui se passe toujours en éveil, et d’une redoutable efficacité  dans le tutti avec son partenaire violoncelliste – presque aussi jeune, tout aussi efficace, Kevin Bourdat. Quelle équipe !

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Aurélien et Adrien, au fond de l’orchestre, avec aussi Olga et Kevin

Aurélien Laizé est un jeune hautboïste aussi discret qu’ en pleine ascension, aussi bien au hautbois « moderne » qu’au hautbois baroque –  une deuxième spécialité qu’il étudie à l’Académie Supérieure de Musique de Strasbourg – il s’y est plusieurs fois distingué par de remarquables solos avec l’orchestre baroque. D’une maturité exceptionnelle à ce stade, il joue en plus sous l’aile attentionnée – et tout aussi discrète – de sa collègue premier hautbois Olga Marulanda, une vraie grande professionnelle déjà très expérimentée. Belle paire. Belle occasion pour Aurélien. 

Kira Valkema (assistante à la mise en scène) (Regieassistentin) (Freiburg, D)
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debout : Lilia Dornhof, Kira Valkema, Carlos Harmuch, Germán Alcantara, Graziana Palazzo, Francisco Mañalich – assis : Martin Gester, Anita Fuchs, Jaroslaw Kitala, Eva Maria Soler

Wo Kira auftaucht braucht es keine 2 Minuten und der erste Lacher ist auf ihrer Seite. Sie ist unheimlich flexibel und hat für jedes Problem, sei es die Kostüme, Requisiten oder nur der Weg zum nächsten Bier betreffen immer eine Lösung parat.

Kira Valkema, assistante à la mise en scène (Regieassistentin) : portrait

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Derniers saluts avec, au milieu, Anita Fuchs et Kira Valkema

Kira a rejoint Génération baroque très récemment. Elle avoue une fascination pour le théâtre musical – elle a vécu elle-même l’expérience à la fois du théâtre et de la musique au sein du choeur d’enfants et du jeune choeur de l’opéra de Kiel, au nord de l’Allemagne. Ce qui la fit se décider à de secondes études de « musique scolaire » à l’Institut de Théâtre Musical (Institut für Musiktheater) à la Musikhochschule (l’équivalent des Pôles Supérieurs de Conservatoires à cursus universitaire) de Fribourg en Brisgau et à y débuter dans le poste d’assistante à la mise en scène et de chargée de production sous la direction du Prof. Alexander Schulin.

Auparavant, Kira avait étudié, toujours à Freiburg, les Sciences de la Culture et des Media, grâce à quoi elle avait abordé le théâtre. Après son Bachelor, elle avait accompli des stages dans la « Dramaturgie » (direction artistique de festival) et participé aux journées du théâtre en Bade-Wurtemberg comme assistante à la mise en scène de théâtre.

C‘est très récemment, par l’intermédiaire de Alexander Schulin, que Kira est entrée en contact avec Génération Baroque et a rejoint la production de l’Italiana in Londra. Ce qui l’a attirée tout particulièrement, c’est « la gestion à la fois des possibilités et des  contraintes que présente la production d’un véritable opéra dans des dimensions réduites et dans un laps de temps resserré, un spectacle dans lequel des artistes venant d’horizons les plus divers collaborent dans un temps court et un espace très resserré ».

Sur ses lèvres, un sourire amusé et content n’a jamais disparu tout au long de la production : Kira nous a confié qu’elle était complètement séduite par le travail de Carlos Harmuch et par l’esprit qui régnait dans le travail de l’atelier Génération Baroque : « sehr lustig ! » Elle remplacera le metteur en scène lors de la dernière représentation de 2015 à Spa.

Portrait

Kira Valkema studierte in Freiburg Kultur- und Medienwissenschaften und kam so ans Theater. Nach ihrem Bachelor machte sie ein Praktikum an der Dramaturgie und arbeitete danach als Mitorganisatorin der Baden-Württembergischen Theatertage und als Regieassistentin, allerdings zunächst im Schauspiel. 

Fasziniert vom Musiktheater (unter anderem durch eigene Erfahrungen im Kinder- und Jugendchor der Oper Kiel) entschloss sie sich zu einem Zweitstudium der Schulmusik an der Hochschule für Musik Freiburg und begann dort 2014, am Institut für Musiktheater als Regieassistentin und Produktionsleiterin für Prof. Alexander Schulin zu arbeiten. 

So erfuhr sie von der Génération Baroque und der Produktion L’Italiana in Londra. Ihr Interesse gilt besonders « den speziellen Anforderungen und Möglichkeiten eines kleinen Kammerprojekts, bei dem im Zuge intensiver Arbeit in kürzester Zeit eine Oper auf die Bühne gebracht wird und ein Ensemble aus ausgesuchten Sängern und Instrumentalisten aus der ganzen Welt auf kleinstem Raum zusammen agieren ».

Génération Baroque, Atelier-Opéra des 2 Rives

 Partenariats

Génération Baroque, à présent sous-titré « Atelier Opéra des 2 Rives », se réclame d’ une identité « rhénane » au sens où ce terme désigne un espace commun entre la France, l’Allemagne et la Suisse alémanique.

Le projet se propose notamment de s’appuyer sur le réseau – embryonnaire,  à développer – des structures d’enseignement supérieur du grand espace rhénan : Musikhochschulen allemandes (Karlsruhe, Freiburg, Trossingen),  Schola Cantorum Basiliensis, Haute Ecole des Arts du Rhin, et plus loin : Saarbrücken, Stuttgart, Fribourg/Suisse… Dans cette visée, il inscrit son activité dans des perspectives communes à trois fondations qui, dès cette année, s’associent à son projet.

 

1 – Fondation Rhénane pour la Culture / Kulturstiftung Oberrhein

De création récente, émanant de la même idée qui a présidé à la création de la plate-forme de communication szenik.eu, voici comment se définit cette nouvelle fondation :

La Fondation Rhénane pour la Culture est appelée à soutenir tout projet culturel et artistique de l’espace culturel rhénan, pourvu que des artistes d’au moins deux des trois pays : Allemagne, Suisse, France en soient les auteurs.
Les projets que nous soutiendrons doivent favoriser les croisements à tous les niveaux : entre les territoires, les disciplines artistiques, les publics, mais aussi entre les univers de la création et ceux de l’économie. Il s’agit pour la Fondation de contribuer à intensifier et structurer ces collaborations en favorisant les mobilités, les coproductions, les accueils, confrontations et toutes formes innovantes d’échanges avec les publics.

En apportant une aide décisive à des projets jeunes et innovants, la Fondation Rhénane pour la Culture veut rendre visible la singularité et la richesse de l’espace du Rhin Supérieur et contribuer au rayonnement d’un territoire au cœur de l’Europe. Elle veut aussi et surtout contribuer à sa construction au quotidien, par des Européens conscients de partager des valeurs communes. La vocation de la Fondation Rhénane pour la Culture est bien de favoriser l’émergence d’un irréversible sentiment d’appartenance commune des Européens du Rhin à travers des projets dont la culture sous toutes ses formes constitue le dénominateur commun.

Die Kulturstiftung Oberrhein hat es sich zum Ziel gesetzt, Kunst und Kulturprojekte zu unterstützen, unter der Voraussetzung, dass mindestens zwei unserer drei Länder bei den vorgeschlagenen Projekten eingebunden sind.
Die Projekte, die wir unterstützen, stärken den kulturellen Austausch : die Kulturstiftung Oberrhein übt eine begleitende Funktion innerhalb der trinationalen Metropolregion Oberrhein aus, stellt einerseits den Dialog zwischen den verschiedenen künstlerischen Disziplinen und deren Publikum her und andererseits sollen Kulturscha ende und Wirtschaft einander näher gebracht werden. Die Kulturstiftung Oberrhein stärkt und strukturiert die Zusammenarbeit, fördert die Mobilität der Akteure, die Koproduktionen, sowie innovative Formen des Austauschs mit dem Publikum. 

Indem sie neue und innovative Projekte unterstützt, möchte die Kulturstiftung Oberrhein auf die Einzigartigkeit und den kulturellen Reichtum der Metropolregion Oberrhein aufmerksam machen und zu deren Ausstrahlung und Präsenz innerhalb Europas beitragen. 

 

2 – Fondation Entente Franco-Allemande – FEFA

Sa mission est d’aider à dynamiser la coopération franco-allemande dans cette grande région qui englobe l’Alsace, le Bade-Wurtemberg, Bâle et ses environs, la Rhénanie-Palatinat, la Sarre et la Moselle, et à faire de cette dernière, un espace européen expérimental, dédié au rapprochement et à la coopération des institutions publiques et privées, au service de ses citoyens.

Fondée en 1981 pour régler un contentieux lié au second conflit mondial (l’indemnisation des Alsaciens-Mosellans incorporés de force dans la Wehrmacht), la Fefa se donne depuis 2010 de nouveaux objectifs.

Elle est aujourd’hui surtout porteuse de projets franco-allemands et acteur à part entière dans les relations franco-allemandes.

Conformément à sa nouvelle vocation, la FEFA s’est fixé un ambitieux programme dans les domaines économique, social, et culturel en portant une attention particulière à la formation des jeunes dans l’espace transfrontalier d’Alsace et de Lorraine.

C’est ainsi qu’aujourd’hui, elle se propose de soutenir le projet d’Atelier Opéra des 2 Rives GENERATION BAROQUE en ce que celui-ci appelle à la réunion, à la collaboration et à la formation de talents détectés majoritairement, mais sans exclusive, dans le grand espace du Rhin supérieur (artistes de la scène, chanteurs et instrumentistes, formateurs et étudiants en fin de cursus) en vue de leur formation et de leur promotion par-delà les frontières.

en savoir plus : http://www.fefa.fr/fefa/presentation

auf deutsch : http://www.fefa.fr/de/fefa/wer-sind-wir

 

3 – L’Office Franco-Allemand pour la Jeunesse (OFAJ) – Deutsch-Französisches Jugendwerk (DFJW)

Organisation internationale au service de la coopération franco-allemande créée par le Traité de l’Elysée en 1963 et qui a pour sièges Paris et Berlin. Elle a pour mission d’encourager les relations entre les jeunes des deux pays. Il agit comme un laboratoire pour les projets transfrontaliers et la coopération européenne et, souhaite que cette expérience serve de source d’inspiration pour des projets trinationaux.

Das Deutsch-Französische Jugendwerk (DFJW) ist eine internationale Organisation im Dienst der deutsch-französischen Zusammenarbeit mit Standorten in Paris – dem Sitz – und Berlin.

Die Gründung des DFJW geht auf den deutsch-französischen Freundschaftsvertrag, den „Elysée-Vertrag“, von 1963 zurück. Die Aufgabe des DFJW ist es, die Verbindungen zwischen jungen Menschen in Deutschland und Frankreich auszubauen und ihr Verständnis füreinander zu vertiefen. Die Erfahrungen dieses Austauschs will sie auch als Versöhnungsarbeit an Drittländer weitergeben.

Showcase ? non, déjà l’opéra !

Cette soirée du 24 mai marquait pour Génération Baroque 2015 la fin de la résidence d’une semaine à Amilly. Elle devait conclure une première étape vers la représentation de l’oeuvre. On devait assister à un show-case, à une vitrine où s’exposait le travail d’interprétation d’un opéra, à un work in progress : ce fut une première d’un spectacle à part entière, bien que sous une forme légère, stylisée.

Le talent des cinq chanteurs était tel (pour ce qui est de la voix, de la préparation musicale, de la connaissance du texte et du jeu scénique) – et, il faut le dire, l’expérience remarquable de Carlos Harmuch dans l’art de faire beaucoup avec l’essentiel –  que c’était finalement une grande partie de l’oeuvre qui a été présentée sous une forme totalement mise en scène autour de 2 clavecins. On aurait pu croire que ce serait une anthologie, c’était l’oeuvre elle-même – allégée, avec, comme autrefois, où on ne se gênait pas de s’adapter au public, des récitatifs ramenés à l’ essentiel, parfois chantés, mais le plus souvent parlés et joués en français parsemé d’italien. Ce n’est pas le public qui s’en plaindra.

Un spectacle en 2 actes qui, déjà, dure une heure et demie sans la pause. L’effet en a été éloquent : on a annoncé un « orchestre symbolique » aux 2 clavecins réunis, mais c’est à un orchestre de cordes pincées que les gens ont pensé sans cesse dans ce lieu peu fait pour l’opéra : les deux instruments réunis étaient portés et amplifiés par le lieu – une église de 250 places – , et formaient un son riche, plein et spatial, entourant les chanteurs.

Il n’empêche : en octobre et novembre, en Alsace, en Belgique, en Allemagne, ce sera l’orchestre de Génération Baroque. Et par la suite, il y aura le choix en fonction des lieux et des contingences. Opéra léger, opéra nomade, opéra sans perruque ! Petit reportage ci-dessous. Photos : Alain Anselm.

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