Imbroglios 2017 : reportage

A l’occasion de la dernière session de Génération baroque « Imbroglios : Telemann & Pergolesi », Jean Luc Nachbauer, réalisateur à la tête de : « Les Films de l’Europe«  et ami du Parlement de Musique, a réalisé une courte vidéo-reportage.

A l’heure où sont ouverts les appels à candidatures pour la session 2018 (Keiser : Diana), voici de quoi donner envie.

Voyez ici.  Enjoy !

 

Portraits et billets d’artistes

En français, en allemand, en anglais, peu importe. Génération Baroque est divers et aime la diversité, surtout quand elle secoue les habitudes et met sur orbite de nouvelles idées…

Maxime Duché, ténor. 
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Maxime Duché

Maxime chante Sumers, le riche commerçant hollandais. Lillois parisianisé, il a rejoint la production pour reprendre le rôle de Francisco Mañalich après la 3e représentation :  » Pour mes débuts avec Génération Baroque, j’ai pu constater que c’était un formidable lieu de rencontre sur le plan artistique et humain. Des artistes venant de milieux et de pays très divers. Ici la différence est une grande force.

J’aurais aimé écrire un petit mot pour chacun, je fais une petite dédicace à « Milord Alcantara » (ndlr : Germán Alcántara, qui chante Milord Arespingh) : Au delà d’une magnifique voix au timbre chaleureux, c’est aussi un mec super avec lequel on rigole beaucoup !!! Plusieurs personnes m’ont dit que nous formions un paire parfaite sur scène, quel dommage qu’il n’y ait pas un duo Sumers/Milord dans l’Italiana in Londra… peut être faudrait-il le créer ? »

Charlotte Sophie Kohl (violon / Violine) (Trossingen, D)
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Charlotte Sophie Kohl, Marine Mairet, Hsu-Mo Chien, violons 2

Charlotte étudie en ce moment à la Musikhochschule de Trossingen, spécialisée en musique ancienne (en Allemagne, on a décidé de spécialiser certaines institutions dans des domaines particuliers pour éviter la dispersion, contre-performante). Elle nous a confié : une telle expérience nous manque : nous faisons beaucoup de concerts, mais d’opéra peu, et mis en scène encore moins. Elle compte bien renouveler l’expérience : « qu’est-ce qu’il y a au programme l’an prochain ? « .

C’est elle qui a laissé aller sa plume au gré de ses impressions sur ses partenaires de l’orchestre (en marge : elle nous a confié qu’elle était en train d’écrire une pièce de théâtre). Voici ses billets :

Anna Rogers (violon 1, leader / Violine, Konzertmeisterin) (Basel, CH)
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Anna Liza Rogers, violon (leader), Antonio De Sarlo, Hachidai Saito, violons

Anna ist unsere 1. Geigenqueen. Sie ist zwar die kleinste im Orchester kann dies aber gut durch Witz, immer gute Laune und ihren britischen Charme wett machen. Für sie fängt die Tempogrenze erst bei Lichtgeschwindigkeit an. Und Starallüren müsste sie im Wörterbuch nachschauen, da ihr diese völlig unbekannt.

Manuel Dahme (clavecin / Cembalo) (Basel, CH/Stuttgart, D)
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Manuel Dahme, clavecin

Wenn die Musiker nach der Anzahl der zu spielenden Noten pro Minute bezahlt würden, wäre Manuel Millionär. Nicht nur, dass er jegliche Tempoangaben auch ohne Sicht, quasi blind erahnen kann, nein, er hat er auch die Fähigkeit, das Orchester vom Cembalo aus zu recht zu weisen, und manche Sängerin in Vertretung der Polizei von der Bühne zu führen.

Francesca Venturi (violon alto / Viola) (Frankfurt, D)
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Francesca Venturi, violon alto / viola

Francesca widerlegt sämtliche Vorurteile, dass Bratschen zu langsam sind. Dies stellt sie in ihrem Part im Orchester zur genüge unter Beweis. Oft ist sie das Metronom und wenn sie mal sechzehntel zu spielen hat, müsste man auf der Videoaufnahme die Funktion Slow Motion einstellen, um wenigstens in den Genuss von einer dieser unglaublich schnellen Noten von ihr zu kommen. Allerdings kommen diese nur in Verbindung von mehreren sechzehntel Noten zum tragen.

Samuel Casale (Italie/Strasbourg) & Johanna Bartz (flûtes / Flöten)  (Berlin, D/Basel, CH)
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Samuel Casale & Johanna Bartz

Johanna et Samuel se sont immédiatement entendus comme un duo clés en mains. A priori, la partition ne manquait pas d’occasions de faire la pause : à l’origine, ce sont les hautboïstes qui prenaient les flûtes pour certains airs. Qu’à cela ne tienne, ils ont su, comme cela se faisait, ajouter ici et là des parties en complément ou en échange des violons ou des hautbois, avec quelques conseils éclairés. Décoratifs, ils l’étaient aussi : le metteur en scène leur a réservé une place de choix entre les acteurs et l’orchestre. 

Berit Kumkar (cor / Horn) (Trossingen, D)

Bei Berit zeigt sich ihre Flexibilität nicht nur im schnellen wechseln der Bögen für Ihr Horn sondern auch in der Auswahl des Bieres. Hierbei ist es egal ob deutsches oder französisches…Hauptsache es ist genügend da! Diese Großzügigkeit zeigt sich oft ungewollt in ihrer Intonation von manchen Stücken, in denen sie eine Trefferquote von 83,5% hat (wobei diese prozentual mit der Größe der Bögen bzw tiefe der Töne abnimmt) Und wenn andere schon Richtung Bett wanken, hat sie immer noch ein Lied in der Karaokebar offen.

Jules Lézy (1er cor / 1. Horn) (Paris/Basel, CH)
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Eva Maria Soler, Francesca Venturi,  Jules Lézy, Anna Rogers, Berit Kumkar, Graziana Palazzo

Die berühmte Trinkfestigkeit der Blechbläser zeigt sich bei Jules nicht in der Menge der geleerten Biergläser sondern in der erfragten Anzahl der zur Auswahl stehenden Weinsorten. Auch sonst ist er ein super Gentleman. Und wenn es ums feiern geht, so ist für ihn die Party immer erst « morgen ».

Benjamins : le nouveau et l’ancêtre : Aurélien (hautbois) & Adrien (contrebasse)
Aurélien
Aurélien Laizé

Ils ont tous les deux 21 ans. Adrien Alix, contrebassiste de choc, a déjà accumulé une expérience appréciable au sein d’ensembles divers, si ce n’est renommés. Il était déjà du voyage en 2013 pour la production Orpheus de Telemann, benjamin imberbe de 19 ans, chouchou des violonistes. Mais cette fois, sa barbe triomphante lui donne des airs de jeune ancêtre, seul à être debout avec le chef, l’air maître de la situation – et il l’est, pleinement avec sa contrebasse à 3 cordes, l’attention à ce qui se passe toujours en éveil, et d’une redoutable efficacité  dans le tutti avec son partenaire violoncelliste – presque aussi jeune, tout aussi efficace, Kevin Bourdat. Quelle équipe !

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Aurélien et Adrien, au fond de l’orchestre, avec aussi Olga et Kevin

Aurélien Laizé est un jeune hautboïste aussi discret qu’ en pleine ascension, aussi bien au hautbois « moderne » qu’au hautbois baroque –  une deuxième spécialité qu’il étudie à l’Académie Supérieure de Musique de Strasbourg – il s’y est plusieurs fois distingué par de remarquables solos avec l’orchestre baroque. D’une maturité exceptionnelle à ce stade, il joue en plus sous l’aile attentionnée – et tout aussi discrète – de sa collègue premier hautbois Olga Marulanda, une vraie grande professionnelle déjà très expérimentée. Belle paire. Belle occasion pour Aurélien. 

Kira Valkema (assistante à la mise en scène) (Regieassistentin) (Freiburg, D)
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debout : Lilia Dornhof, Kira Valkema, Carlos Harmuch, Germán Alcantara, Graziana Palazzo, Francisco Mañalich – assis : Martin Gester, Anita Fuchs, Jaroslaw Kitala, Eva Maria Soler

Wo Kira auftaucht braucht es keine 2 Minuten und der erste Lacher ist auf ihrer Seite. Sie ist unheimlich flexibel und hat für jedes Problem, sei es die Kostüme, Requisiten oder nur der Weg zum nächsten Bier betreffen immer eine Lösung parat.

Kira Valkema, assistante à la mise en scène (Regieassistentin) : portrait

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Derniers saluts avec, au milieu, Anita Fuchs et Kira Valkema

Kira a rejoint Génération baroque très récemment. Elle avoue une fascination pour le théâtre musical – elle a vécu elle-même l’expérience à la fois du théâtre et de la musique au sein du choeur d’enfants et du jeune choeur de l’opéra de Kiel, au nord de l’Allemagne. Ce qui la fit se décider à de secondes études de « musique scolaire » à l’Institut de Théâtre Musical (Institut für Musiktheater) à la Musikhochschule (l’équivalent des Pôles Supérieurs de Conservatoires à cursus universitaire) de Fribourg en Brisgau et à y débuter dans le poste d’assistante à la mise en scène et de chargée de production sous la direction du Prof. Alexander Schulin.

Auparavant, Kira avait étudié, toujours à Freiburg, les Sciences de la Culture et des Media, grâce à quoi elle avait abordé le théâtre. Après son Bachelor, elle avait accompli des stages dans la « Dramaturgie » (direction artistique de festival) et participé aux journées du théâtre en Bade-Wurtemberg comme assistante à la mise en scène de théâtre.

C‘est très récemment, par l’intermédiaire de Alexander Schulin, que Kira est entrée en contact avec Génération Baroque et a rejoint la production de l’Italiana in Londra. Ce qui l’a attirée tout particulièrement, c’est « la gestion à la fois des possibilités et des  contraintes que présente la production d’un véritable opéra dans des dimensions réduites et dans un laps de temps resserré, un spectacle dans lequel des artistes venant d’horizons les plus divers collaborent dans un temps court et un espace très resserré ».

Sur ses lèvres, un sourire amusé et content n’a jamais disparu tout au long de la production : Kira nous a confié qu’elle était complètement séduite par le travail de Carlos Harmuch et par l’esprit qui régnait dans le travail de l’atelier Génération Baroque : « sehr lustig ! » Elle remplacera le metteur en scène lors de la dernière représentation de 2015 à Spa.

Portrait

Kira Valkema studierte in Freiburg Kultur- und Medienwissenschaften und kam so ans Theater. Nach ihrem Bachelor machte sie ein Praktikum an der Dramaturgie und arbeitete danach als Mitorganisatorin der Baden-Württembergischen Theatertage und als Regieassistentin, allerdings zunächst im Schauspiel. 

Fasziniert vom Musiktheater (unter anderem durch eigene Erfahrungen im Kinder- und Jugendchor der Oper Kiel) entschloss sie sich zu einem Zweitstudium der Schulmusik an der Hochschule für Musik Freiburg und begann dort 2014, am Institut für Musiktheater als Regieassistentin und Produktionsleiterin für Prof. Alexander Schulin zu arbeiten. 

So erfuhr sie von der Génération Baroque und der Produktion L’Italiana in Londra. Ihr Interesse gilt besonders « den speziellen Anforderungen und Möglichkeiten eines kleinen Kammerprojekts, bei dem im Zuge intensiver Arbeit in kürzester Zeit eine Oper auf die Bühne gebracht wird und ein Ensemble aus ausgesuchten Sängern und Instrumentalisten aus der ganzen Welt auf kleinstem Raum zusammen agieren ».

Anita Fuchs, scénographe

Freiburg im Breisgau / Boston / Berlin … Génération Baroque

Anita Fuchs
Anita Fuchs, Szenografin
C’est au hasard d’une rencontre franco-allemande au sein de la HEAR (Haute Ecole des Arts du Rhin) qu’Anita Fuchs et Martin Gester se sont rencontrés. Venant d’horizons à priori opposés : de part et d’autre du Rhin / de l’Atlantique ; de l’univers contemporain pour l’une, baroque et classique pour l’autre ; de l’image et du son.
L’idée de collaborer est venue naturellement, « au feeling » : leur complémentarité a agi comme une aimantation : tout a fonctionné tout de suite, tout comme avec le troisième élément de la constellation, le metteur en scène Carlos Harmuch.

C’est avec l’Italiana in Londra que le trio s’est réuni. Anita a tout de suite cerné le sujet, le fonctionnement de Génération Baroque, ses exigences (faire beaucoup avec peu, secouer les conventions du genre, naviguer contre le courant des habitudes et des inerties, enjamber les frontières de toutes sortes) et ses besoins (une reconnaissance, une notoriété et un réseau de partenaires à conquérir) .
Elle a imprimé une marque décisive sur la production 2015 de Génération Baroque – en harmonieuse collaboration avec l’éclairagiste/régisseur de Génération Baroque Christian Peuckert. La simplicité de sa personne, la malice de son regard et la chaleur de sa présence reflètent son art qui va à l’essentiel, son esprit d’initiative, son implication faite d’humour, d’intelligence et d’efficacité.

Etats-Unis, aller-retour. Parcours.

Après une jeunesse à Fribourg en Brisgau (D) Anita Fuchs a entamé une carrière de scénographe indépendante et de créatrice pour les espaces d’art, munie d’un MFA obtenu à Boston en 2004. Elle s’est ensuite rendue à New York pour y collaborer à des scènes alternatives de Broadway. Jusqu’en 2009, elle a travaillé au sein de nombreux théâtres d’état et indépendants, comme aussi avec le New York Tisch School of Arts, notamment pour Women’s Project – Julia Miles Theatre New York, Huntington Theatre Company Boston, Merrimack Repertory Theatre Massachussetts, Opera Boston, Clarence Brown Theatre Knoxville, Tennessee. En 2006 et 2008, elle a été nominée au Irne Award pour ses scénographie de Aunt Dan and Lemon et Saint Joan. Depuis 2010, Anita Fuchs s’est établie à Berlin où elle a obtenu un Master de scénographie à l’Université et où elle s’emploie depuis lors au management d’événements artistiques, de « jeune théâtre » participatif et d’animation scénique des musées.

Ce furent ensuite des collaborations avec la Maison de la Culture et des Congrès CH-Aarau – AUJA Theatergruppe, avec le Nordharzer Städtebundtheater, le Anhaltische Theater Dessau, le Schauspielhaus Neubandenburg, le Kleist Forum & Theater des Lachens Frankfurt (Oder), le Theater Mephisto & Co à Constance, le Festival de Salzbourg, le UdK à Berlin et le Musée pour la Culture Islamique – Pergamonmuseum Berlin.

http://www.anitafuchs.com

Génération Baroque, Atelier-Opéra des 2 Rives

 Partenariats

Génération Baroque, à présent sous-titré « Atelier Opéra des 2 Rives », se réclame d’ une identité « rhénane » au sens où ce terme désigne un espace commun entre la France, l’Allemagne et la Suisse alémanique.

Le projet se propose notamment de s’appuyer sur le réseau – embryonnaire,  à développer – des structures d’enseignement supérieur du grand espace rhénan : Musikhochschulen allemandes (Karlsruhe, Freiburg, Trossingen),  Schola Cantorum Basiliensis, Haute Ecole des Arts du Rhin, et plus loin : Saarbrücken, Stuttgart, Fribourg/Suisse… Dans cette visée, il inscrit son activité dans des perspectives communes à trois fondations qui, dès cette année, s’associent à son projet.

 

1 – Fondation Rhénane pour la Culture / Kulturstiftung Oberrhein

De création récente, émanant de la même idée qui a présidé à la création de la plate-forme de communication szenik.eu, voici comment se définit cette nouvelle fondation :

La Fondation Rhénane pour la Culture est appelée à soutenir tout projet culturel et artistique de l’espace culturel rhénan, pourvu que des artistes d’au moins deux des trois pays : Allemagne, Suisse, France en soient les auteurs.
Les projets que nous soutiendrons doivent favoriser les croisements à tous les niveaux : entre les territoires, les disciplines artistiques, les publics, mais aussi entre les univers de la création et ceux de l’économie. Il s’agit pour la Fondation de contribuer à intensifier et structurer ces collaborations en favorisant les mobilités, les coproductions, les accueils, confrontations et toutes formes innovantes d’échanges avec les publics.

En apportant une aide décisive à des projets jeunes et innovants, la Fondation Rhénane pour la Culture veut rendre visible la singularité et la richesse de l’espace du Rhin Supérieur et contribuer au rayonnement d’un territoire au cœur de l’Europe. Elle veut aussi et surtout contribuer à sa construction au quotidien, par des Européens conscients de partager des valeurs communes. La vocation de la Fondation Rhénane pour la Culture est bien de favoriser l’émergence d’un irréversible sentiment d’appartenance commune des Européens du Rhin à travers des projets dont la culture sous toutes ses formes constitue le dénominateur commun.

Die Kulturstiftung Oberrhein hat es sich zum Ziel gesetzt, Kunst und Kulturprojekte zu unterstützen, unter der Voraussetzung, dass mindestens zwei unserer drei Länder bei den vorgeschlagenen Projekten eingebunden sind.
Die Projekte, die wir unterstützen, stärken den kulturellen Austausch : die Kulturstiftung Oberrhein übt eine begleitende Funktion innerhalb der trinationalen Metropolregion Oberrhein aus, stellt einerseits den Dialog zwischen den verschiedenen künstlerischen Disziplinen und deren Publikum her und andererseits sollen Kulturscha ende und Wirtschaft einander näher gebracht werden. Die Kulturstiftung Oberrhein stärkt und strukturiert die Zusammenarbeit, fördert die Mobilität der Akteure, die Koproduktionen, sowie innovative Formen des Austauschs mit dem Publikum. 

Indem sie neue und innovative Projekte unterstützt, möchte die Kulturstiftung Oberrhein auf die Einzigartigkeit und den kulturellen Reichtum der Metropolregion Oberrhein aufmerksam machen und zu deren Ausstrahlung und Präsenz innerhalb Europas beitragen. 

 

2 – Fondation Entente Franco-Allemande – FEFA

Sa mission est d’aider à dynamiser la coopération franco-allemande dans cette grande région qui englobe l’Alsace, le Bade-Wurtemberg, Bâle et ses environs, la Rhénanie-Palatinat, la Sarre et la Moselle, et à faire de cette dernière, un espace européen expérimental, dédié au rapprochement et à la coopération des institutions publiques et privées, au service de ses citoyens.

Fondée en 1981 pour régler un contentieux lié au second conflit mondial (l’indemnisation des Alsaciens-Mosellans incorporés de force dans la Wehrmacht), la Fefa se donne depuis 2010 de nouveaux objectifs.

Elle est aujourd’hui surtout porteuse de projets franco-allemands et acteur à part entière dans les relations franco-allemandes.

Conformément à sa nouvelle vocation, la FEFA s’est fixé un ambitieux programme dans les domaines économique, social, et culturel en portant une attention particulière à la formation des jeunes dans l’espace transfrontalier d’Alsace et de Lorraine.

C’est ainsi qu’aujourd’hui, elle se propose de soutenir le projet d’Atelier Opéra des 2 Rives GENERATION BAROQUE en ce que celui-ci appelle à la réunion, à la collaboration et à la formation de talents détectés majoritairement, mais sans exclusive, dans le grand espace du Rhin supérieur (artistes de la scène, chanteurs et instrumentistes, formateurs et étudiants en fin de cursus) en vue de leur formation et de leur promotion par-delà les frontières.

en savoir plus : http://www.fefa.fr/fefa/presentation

auf deutsch : http://www.fefa.fr/de/fefa/wer-sind-wir

 

3 – L’Office Franco-Allemand pour la Jeunesse (OFAJ) – Deutsch-Französisches Jugendwerk (DFJW)

Organisation internationale au service de la coopération franco-allemande créée par le Traité de l’Elysée en 1963 et qui a pour sièges Paris et Berlin. Elle a pour mission d’encourager les relations entre les jeunes des deux pays. Il agit comme un laboratoire pour les projets transfrontaliers et la coopération européenne et, souhaite que cette expérience serve de source d’inspiration pour des projets trinationaux.

Das Deutsch-Französische Jugendwerk (DFJW) ist eine internationale Organisation im Dienst der deutsch-französischen Zusammenarbeit mit Standorten in Paris – dem Sitz – und Berlin.

Die Gründung des DFJW geht auf den deutsch-französischen Freundschaftsvertrag, den „Elysée-Vertrag“, von 1963 zurück. Die Aufgabe des DFJW ist es, die Verbindungen zwischen jungen Menschen in Deutschland und Frankreich auszubauen und ihr Verständnis füreinander zu vertiefen. Die Erfahrungen dieses Austauschs will sie auch als Versöhnungsarbeit an Drittländer weitergeben.

Next stop : Strasbourg on the Rhine

C’est à la Cité de la Musique et de la Danse, entre deux canaux, deux places (moderne place de l’Etoile, ancienne place de la Bourse) et des avenues qui conduisent tout droit vers le pont de Kehl et l’Allemagne, à deux pas, et la Forêt Noire, au bout, que se déroulera la nouvelle résidence de préparation du spectacle L’Italiana in Londra.

Tout le monde s’affaire : Carlos Harmuch, metteur en scène bâlois avec la scénographe nouvellement embarquée Anita Fuchs (les dessins se préparent à Berlin), les éditeurs de partitions en fin de travail à Paris et à Londres, Elise Heizmann, battante chargée de production multilingue, multiplatesformes, multibras nouvellement arrivée qui, avec Martin Gester, va au contact des partenaires, organisateurs, régisseurs, éclairagistes… et qui attend sa collègue stagiaire Clarissa – italienne qui parle allemand, anglais, français, suédois et j’en oublie (sentez-vous à l’aise) pendant que Leslie Caid écume les dossiers de subventions et les contrats avec les organisateurs – en français, en allemand, en anglais, selon.

Strasbourg Cité de la Musique, canal & quai des Alpes
Strasbourg Cité de la Musique, canal & quai des Alpes

We are all looking forward very much…

Showcase ? non, déjà l’opéra !

Cette soirée du 24 mai marquait pour Génération Baroque 2015 la fin de la résidence d’une semaine à Amilly. Elle devait conclure une première étape vers la représentation de l’oeuvre. On devait assister à un show-case, à une vitrine où s’exposait le travail d’interprétation d’un opéra, à un work in progress : ce fut une première d’un spectacle à part entière, bien que sous une forme légère, stylisée.

Le talent des cinq chanteurs était tel (pour ce qui est de la voix, de la préparation musicale, de la connaissance du texte et du jeu scénique) – et, il faut le dire, l’expérience remarquable de Carlos Harmuch dans l’art de faire beaucoup avec l’essentiel –  que c’était finalement une grande partie de l’oeuvre qui a été présentée sous une forme totalement mise en scène autour de 2 clavecins. On aurait pu croire que ce serait une anthologie, c’était l’oeuvre elle-même – allégée, avec, comme autrefois, où on ne se gênait pas de s’adapter au public, des récitatifs ramenés à l’ essentiel, parfois chantés, mais le plus souvent parlés et joués en français parsemé d’italien. Ce n’est pas le public qui s’en plaindra.

Un spectacle en 2 actes qui, déjà, dure une heure et demie sans la pause. L’effet en a été éloquent : on a annoncé un « orchestre symbolique » aux 2 clavecins réunis, mais c’est à un orchestre de cordes pincées que les gens ont pensé sans cesse dans ce lieu peu fait pour l’opéra : les deux instruments réunis étaient portés et amplifiés par le lieu – une église de 250 places – , et formaient un son riche, plein et spatial, entourant les chanteurs.

Il n’empêche : en octobre et novembre, en Alsace, en Belgique, en Allemagne, ce sera l’orchestre de Génération Baroque. Et par la suite, il y aura le choix en fonction des lieux et des contingences. Opéra léger, opéra nomade, opéra sans perruque ! Petit reportage ci-dessous. Photos : Alain Anselm.

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L'Italiana sc ultime

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Bien occupés… au château !

Ouh la la, la semaine a passé comme un souffle !

Quel beau cadeau, de la part de la Ville d’Amilly, que de nous accueillir en son beau parc et en sa belle demeure de la Pailletterie pour une semaine de travail intensif autour de l’Italiana in Londra ! Luxe, calme et… euh, en guise de volupté, beaucoup de travail – mais quel plaisir de travailler dans de beaux salons, autour de beaux instruments, entourés de personnes attentionnées et compétentes, avec comme décor un parc ensoleillé.

Parc de la Pailleterie, Amilly

Les vocalises Cimarosiennes étaient de temps en temps concurrencées par les criaillements des paons qui accueillaient tout le monde chaque matin.

Les paons de la pailleterie

Mise en scène avec Carlos Harmuch d’un côté : au clavecin, Patrick Heilmann, accompagnateur passionné, suivait les directives de Carlos avec autant de curiosité pour sa manière souple, imaginative, polyglotte en diable et rudement efficace (italien, espagnol, portugais, allemand, anglais, français, tout y passe au détour de quelques phrases : habitudes de ce creuset de cultures qu’est la Schola de Bâle où il enseigne l’art de la scène) que de passion pour les jeunes chanteurs et chanteuses.

REPE PAILLETERIE 2

Répé pailleterie

Travail musical de l’autre, avec Luca Quintavalle – brillant claveciniste de la nouvelle génération, citoyen de Côme (It) avant de s’installer, pour faire face à son activité débordante, à Düsseldorf (Allemagne) – et avec Martin Gester. Deux clavecinistes ne sont pas de trop pour créer, ensemble, un son digne d’un orchestre, exploitant aussi bien et en même temps les amples graves et le crépitement des aigus de l’orchestre de Cimarosa. De quoi porter les chanteurs dans cette musique jubilatoire et dramatique – et parfois pathétique comme dans les scènes de Livia, la belle Italienne.

L'Italiana Conc 1 à 2 clav

Génération Baroque au conservatoire… et au collège !

Lieu de formation et d’insertion de jeunes professionnels, Génération Baroque est aussi un instrument de pédagogie et de sensibilisation de publics divers. Peu soumis aux contraintes d’artistes pressés et de coûts artistiques considérables, Génération Baroque aime à emprunter les chemins détournés de la médiation en milieux divers pour partager sa démarche enthousiaste au service de la musique et du théâtre musical.

Collège et Centre Culturel : 400 jeunes auditeurs en 2 jours et d’inépuisables questions/réponses !

Cette année, c’est au Collège Lezay-Marnésia que tout a commencé lors d’une résidence de 2 jours pleins où,  autour d’un clavecin et avec Martin Gester et Silvana Torto, on découvrait les rôles de l’opéra. Jean Moissonnier y est l’intermédiaire rêvé entre Génération Baroque / Le Parlement de Musique, le Collège et le Centre Culturel de la Meinau. Il nous raconte la rencontre avec GB et la manière dont les choses se sont engagées et passées.

(à suivre : article spécifique)

Comment s'élabore un opéra : au collège
Découverte du clavecin
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Comment s’élabore un opéra : au collège
Conservatoire et Académie Supérieure de Musique / HEAR

C’est, en premier, lors d’une phase préparatoire avec le Conservatoire et l’Académie Supérieure de Musique / HEAR que la jonction s’est faite avec le Collège et le Centre Culturel. Parce que ces institutions d’enseignement sont elles-mêmes partenaires de la session 2015 Cimarosa.

GB Cimarosa au Conservatoire
Premières lectures au Conservatoire de Strasbourg

Cinq étudiants ont été choisis par l’équipe des professeurs de chant du Conservatoire et de l’Académie. Ils sont les répliques travaillant en doubles de la distribution résultant d’une sélection internationale recrutée par les auditions de Bâle, Strasbourg et Paris. Sous la responsabilité des enseignants et, plus particulièrement, de Silvana Torto, professeur au Conservatoire et pour qui l’opéra de Cimarosa est la langue maternelle, ils étudient des extraits des rôles et sont amenés à suivre activement le travail de leurs partenaires plus avancés. Lors de la session d’automne, ils auront l’occasion de s’essayer à chanter des scènes choisies devant l’orchestre – le plus souvent pour la première fois. Chacun suivant l’avancement de son travail, suivant ses capacités constatées au final…

C’est, aussi, une école du mérite !

Arrivée du metteur en scène
Arrivée du metteur en scène
GB CImarosa au Conservatoire 1
Lectures : stagiaires GB et étudiants du conservatoire avec le metteur en scène